Le pourquoi du comment, ou l’introduction de mes récits de voyages

C’est à travers la lecture que j’ai développé; dès mon plus jeune âge,  le goût du voyage.

Tandis que  je sondais le fin fond des océans, explorais le centre de la terre et parcourais le tour du monde avec Jules Verne; Homère me faisait voyager au temps de la Grèce antique et de ses créatures mythologiques. A la même époque, je découvrais les lointaines planètes d’Antoine de Saint Exupéry ainsi que le pays imaginaire de James Barrie.  Autant de destinations aussi fascinantes qu’inconnues.

Petit à petit, les romans d’aventure et de fiction ont laissé place dans ma bibliothèque aux témoignages et récits de voyages modernes. J’ai ainsi vibré au rhytme des expéditions de Sylvain Tesson dans les tréfonds de la Sibérie et ai pu m’immerger; grâce à Jean-Luc Coatalem dans les contrées interdites de la Corée du Nord.

C’est tout naturellement que par la suite, j’ai souhaité appréhender le monde à ma façon et le découvrir avec mes propres yeux pour pouvoir à mon tour relayer mes aventures.

Des petites excursions de quelques jours aux longs périples de plusieurs mois; vous trouverez ici une trace de mes divers voyages à la recherche de ce que la terre a de plus beau à nous offrir: une diversité infinie de paysages et de cultures.

 

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Heureux qui comme Ulysse à fait un beau voyage : 2 semaines dans les Cyclades

Cet été, nous avons enfin pu réaliser notre rêve d’aller découvrir les côtes grecques et plus particulièrement les cyclades ; ce chapelet d’îles qui s’égrène dans l’infini des teintes bleutées de la méditerranée. Ces dernières représentent autant de petits pays à échelle réduite avec leurs particularismes propres et leur personnalité bien marquée. N’ayant que 2 semaines devant nous, nous avons bien évidemment dû cibler notre visite, les quelques 250 îles étant hors de notre portée pour un si court séjour. Notre choix s’est porté sur des îles calmes, reculées, relativement peu connues et peu fréquentées des touristes avec une nature luxuriante et de jolis chemins de randonnées.20190919_115718 Dans un souci de praticité, il fallait qu’elles soient relativement proche les unes des autres et surtout plus ou moins reliées et desservies par bateau (notre unique moyen de transport pour nous rendre d’une île à l’autre). Sachez que toutes les îles ne sont pas reliées entre elles d’un point de vue du transport maritime, loin s’en faut, et que certaines n’accueillent qu’un bateau par semaine : un vrai casse-tête pour l’organisation ! Nous avons finalement opté pour 3 îles : Serifos la méconnue (à tort), Paros & sa jumelle anti-paros la cosmopolite et Hydra l’intemporelle. Nous en avons également profité pour découvrir la capitale, Athènes véritable musée antique à ciel ouvert. Voici le récit de notre doux et chaleureux séjour au sein du berceau de la civilisation occidentale.

Vendredi 06 Septembre : debout 6h c’est le début d’un véritable parcours du combattant pour rejoindre l’aéroport de Catane où je dois prendre l’avion en direction d’Athènes : 1 bateau, 2 bus, un train ainsi qu’un taxi ! Une fois à l’aéroport, j’embarque à bord d’un petit coucou d’une cinquantaine de places. A l’arrivée j’attends patiemment mon sac sur le tapis roulant. J’ai à peine le temps de le voir défilé qu’un jeune homme s’en empare et se dirige vers la sortie. Je lui cours après en m’époumonant pour lui indiquer qu’il fait erreur. Heureusement que j’avais collé une étiquette avec mon nom et adresse dessus pour prouver mes dires. Il m’explique alors qu’il a exactement le même modèle. Assez cocasse comme situation pour un avion de 50 places ! J’apprendrai par la suite que le sac de ce jeune homme ne fera jamais son apparition sur le tapis, sans doute victime d’un oubli à Catane. Une fois remise de mes émotions (imaginez commencer ses vacances sans habits ou affaires de toilettes !) je me renseigne sur les prix des taxis. Mon look de routarde solo avec mon gros sac sur le dos n’est pas en ma faveur et j’abandonne vite cette option devant les prix exorbitants qu’on me propose (65€ la course, plus cher qu’à Paris !)

Je tente l’option B : le métro/train. Une fois ce dernier localisé et le billet acheté (10€), je tente de comprendre le plan du métro qui n’est renseigné que partiellement en anglais et semble partir dans toutes les directions. Ce petit moment d’hésitation sur la direction me fera rater mon train et me vaudra une demi-heure d’attente sur les quais, chargée comme un mulet avec mon énorme sac; car oui il n’y a que 2 trains par heure à l’aéroport et tant pis pour les retardataires ! J’essaie de m’assurer auprès de mes voisins que j’emprunte bien la bonne direction, mais eux aussi semblent assez désorientés. Ils sont péruviens et nous commençons donc à bavarder en espagnol (dieu merci mon niveau n’est pas trop rouillé grâce à mes cours du soir). Une fois sortie du train, j’entame ce que je pense être les derniers instants de marche de cette longue journée pour rejoindre mon hôtel. C’était sans compter sur mon éternelle guigne. Honnêtement quel est le pourcentage de chances que :                                                                                                     – de 1: dans une capitale Européenne 2 rues à 6km de distance l’une de l’autre, disposent exactement du même nom

– de 2: qu’en rentrant l’adresse de l’hôtel sur mon GPS celui-ci m’amène dans la mauvaise rue parmi les deux existantes ?                                                                                                          Bingo, en plein dans le mile Emile ! Bref après avoir marché une bonne demi-heure avec mon gros sac dans les rues d’Athènes avec un soleil sur le point de se coucher (+1h de décalage horaire par rapport à Paris) je me retrouve de nuit à l’opposé d’où se trouve mon hôtel. J’essaie de m’éloigner des petites ruelles pour rejoindre un grand axe routier afin de récupérer un taxi : peine perdu les taxis ne daignent même pas s’arrêter. Légèrement démotivée et dégoulinante de sueur je tente d’interpeller un garde de sécurité qui veille sur un marché de nuit. Ce dernier très gentil me donne un numéro de téléphone que je compose. Au bout de la ligne mon interlocuteur s’évertue à me parler en grec et moi en anglais, aucun moyen de se comprendre d’ailleurs je serai incapable de lui donner ma position puisque je ne sais pas du tout où je me trouve. J’ai alors une idée : le personnel au sein des hôtels parle anglais et a l’habitude de commander des taxis pour ses clients. Il ne me reste plus qu’à trouver un hôtel et leur soumettre cette demande. En à peine 10 minutes l’affaire est bouclée et un taxi me dépose finalement devant mon hôtel. Je prends une douche bien méritée et dîne en attendant julien dont le vol atterri à 1h du matin.

Samedi 7 Septembre : nous profitons d’une grasse matinée bien méritée avec Julien et déjeunons tardivement avant de nous rendre sur le port du Pirée. Nous avons plus de 2 heures d’avance (on n’est jamais trop prudent) et tuons le temps en sirotant un jus de fruit dans un petit café attenant. Vers 15h30 nous embarquons enfin à bord de notre bateau en direction de l’île de Sérifos que nous rejoignons au bout de 2 heures. L’ile semble à première vue charmante avec son petit village de maisons blanches accrochées à flanc de falaise.

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Une fois nos sacs déposés au sein de notre logement, nous longeons le petit port sous la lumière déclinante du soleil et prenons un verre les pieds dans le sable, face à la mer dans le bar du bord de plage « Porto Vecchio » (personnel charmant, cadre ultra sympa et petites tapas offertes en accompagnement pour chaque bière commandée). OLYMPUS DIGITAL CAMERANous dinons ensuite un plat de poisson (poulpe grillé pour moi et friture de poissons pour Julien) au sein du restaurant Kyclades dont nous sommes quasiment les seuls clients. Alléchés par l’odeur de poissons qui émane de nos plats, nous ne tardons pas à être encerclés par plusieurs chats qui se feront un festin avec nos restes. Nous rentrons ensuite nous coucher.

Dimanche 8 Septembre : Nous réalisons quelques courses le matin et nous renseignons sur les horaires des bus locaux afin de mieux préparer le programme de ces 3 jours. Etant hors saison, ces derniers sont un peu moins nombreux. Nous rentrons nous préparer des sandwiches et enfiler nos maillots de bain avant d’embarquer en direction de la plage de Ganema à une vingtaine de minutes. (Compter 6€ A/R par personne). L’endroit est très beau : une petite crique aux eaux translucides entourée de quelques arbres pour bénéficier d’un peu d’ombre. Et le comble : nous sommes à peine une quinzaine sur toute la plage !

20190908_122138Un vrai bonheur de ne pas se marcher dessus et d’avoir le loisir de nous installer où bon nous semble ! Nous engloutissons nos casse-croutes à la hâte, nous badigeonnons de crème solaire et attendons d’avoir fini de digérer pour piquer une tête. La température de l’eau est parfaite et de petits poissons nous frôlent pendant notre baignade. Nous nous laissons ensuite sécher au soleil avant réitérer les pauses baignade. Une fois bien reposés, nous empruntons un sentier afin de rejoindre une plage voisine, celle de « Koutalas » et profitons d’un joli point de vue en hauteur. En chemin, nous nous arrêtons pour nous rafraichir dans l’adorable café-restaurant de Pezoulia qui domine la plage. Il est déjà temps de repartir sur Livadi. Le soir, nous dinons copieusement et pour moins de 10€/personne au restaurant Tootsie (petit kebab pita délicieux) situé à une cinquantaine de mètres de chez nous et nous effondrons dans notre lit à 10h30 du soir. L’air marin creuse et fatigue !

Lundi 09 Septembre : Au programme ce matin : l’ascension du village de Chora qui surplombe la ville de Livadi (celui à flanc de falaise que nous avions repéré le 1er jour). La montée est relativement simple et bien balisée (il suffit d’emprunter les marches blanches) et s’effectue en 1h / 1h15 si comme nous vous vous accordez quelques poses photos. 20190909_103839En haut la vue est imprenable ! On aperçoit la petite île de « Vous » (un énorme rocher non habité), celle de Sifnos sa voisine, et on devine même au loin les formes de Paros. 20190909_111241En redescendant du point culminant, nous tombons sur une adorable petite place centrale avec son café et ses quelques boutiques que nous visitons avec joie. Nous profitons de l’heure du déjeuner pour commander quelques mezze au café Stou Stratou (attention ne vous fiez pas au prix les parts sont très copieuses et un mezze par personne est largement suffisant). Mention spéciale pour le porc aux épices qui est absolument délicieux !

20190909_131942Bien repus nous empruntons le chemin en sens inverse, passons devant la charmante place des 3 moulins et regagnons le centre de Livadi (un conseil, mieux vaut réaliser l’ascension tôt le matin ou en début de soirée quand le soleil n’est pas trop piquant). 20190909_11330520190909_131744Nous empruntons ensuite un bus pour nous rendre de l’autre côté de l’île sur la plage de « Psili Amlos  » (comptez 4€ A/R par personne). Le cadre est absolument idyllique. La plage, qui fait partie du classement officiel des 10 plus belles plages des cyclades est nichée au creux d’une baie. Ses eaux quoique moins belles que celles de Ganema (car présentant çà et là quelques algues) sont bleues turquoises et agitées par quelques rouleaux. Enfin, il me semble que nous sommes encore moins nombreux qu’hier ce qui n’est pas pour nous déplaire.

20190909_150856Nous alternons plongeons à pieds joints dans les rouleaux (l’eau est divinement chaude) et pauses lectures jusqu’à la tombée du jour. Le seul petit bémol de cette plage est son exposition au vent. Si cela n’est pas gênant une fois dans l’eau la situation devient un peu plus problématique sur la plage : préparez-vous à avaler du sable ! Une fois de retour en ville nous retournons au Porto Vecchio (notre nouveau QG) déguster une bière avant de nous préparer une salade concombres – tomates – feta que nous savourons sur la terrasse de notre appartement avec une superbe vue sur la ville de Chora, qui s’illumine à la lueur du soir d’une guirlande de points lumineux.

Mardi 10 Septembre : Dernière journée à Serifos. Devant prendre le bateau pour nous rendre à Paros en fin d’après-midi, nous décidons de ne pas trop nous éloigner. La veille au soir nous avons bouclé nos sacs; il ne reste plus qu’à profiter! Pour cela, nous nous levons tôt et profitons d’une baignade à la fraiche sur la jolie plage quasiment déserte de Livadakia. 20190910_152229Vers 11h, nous rentrons prendre une douche avant de rendre les clés de l’appartement. Chargés avec nos gros sacs, nous déjeunons dans la petite pizzeria « Kyklades » en face de l’appartement (10€/personne) avant de retourner faire une sieste (et quelques plongeons pour Julien). Vers 16h, nous nous arrêtons boire un délicieux smoothie au fruit de la passion au sein du bar/restaurant de plage avant de nous diriger vers le port pour attendre notre bateau (celui-ci aura quasiment une heure de retard). 3 heures de traversée plus tard nous arrivons sur le port de Paros. Le temps de nous repérer et de retrouver notre hôtel, l’essentiel des restaurants ont achevé leur dernier service (relativement tôt en comparaison avec la France). Nous nous retrouvons donc à déguster un assez bon kebab en face de l’hôtel avant de rejoindre ce dernier pour y passer la nuit.

Mercredi 11 Septembre : Après avoir englouti le copieux petit déjeuner de l’hôtel, nous passons la matinée à arpenter les jolies ruelles blanches du vieux centre de Parikia. Parterres pavés, volets bleus et pans de bougainvilliers rose fuchsia; on se croirait dans un décor de carte postale !

20190911_114419Nous sommes cependant rapidement tirés de cette rêverie par le nombre impressionnant de francophones qui arpentent les rues. J’ai en effet rarement vu une telle concentration de francophones au mètre carré en dehors de la métropole. Pour info, les français représentent à peu près 60% des touristes sur l’île, si bien que de nombreux commerçants se sont mis à apprendre la langue pour mieux converser avec les voyageurs.

Dans l’une des nombreuses petites boutiques, je craque pour une robe de plage en blanche aux broderies rouges et bleues. Nous achevons cette flânerie par une visite de l’Eglise (Panagia Ekatontapyliani), l’une des plus anciennes de Grèce ! 20190911_120453Nous prenons ensuite un verre en terrasse sur le port et montons à bord du bus (3,60€ A/R par personne) direction Leftkes, l’ancien chef-lieu de l’île qui a désormais été détrôné par Parikia. La ville est très mignonne, avec ses petites rues vallonnées qui s’enchevêtrent et au sein desquels de nombreux félins se prélassent. 20190913_114538Nous nous perdons volontiers dans les ruelles et rejoignons l’Eglise principale qui offre un beau panorama sur la campagne environnante. Au pied du bâtiment se trouve une jolie place avec un adorable petit café où nous nous attablons et sirotons une limonade maison. Nous empruntons ensuite la route Bizantine pour rejoindre le petit village de Podromos. Il s’agit d’un sentier de randonnée bucolique et relativement accessible (sauf si comme moi, vous êtes en sandales) qui s’effectue en 1 heure de marche à travers la campagne et offre de jolis points de vue sur la région. Une fois à Podromos, nous visitons le village et nous arrêtons dans la charmante taverne Tsitsanis et sa terrasse extérieure pour commander un Tsatziki (le meilleur que j’ai jamais mangé) ainsi qu’une assiette de fromages locaux (entre 3 et 5 €/ plat). L’adorable serveuse nous offre une petite assiette de concombre à la crème. Là aussi de nombreux chats font la sieste au soleil. Nous reprenons ensuite le bus en direction de Parikia où nous dinerons des burgers et hotdogs maisons au sein du très réputé Nick’s burgers (8€/personne).

Jeudi 12 Septembre : Nous profitons de la piscine de l’hôtel le matin et prenons le bus en direction de Pounda (3.60€ A/R par personne) puis prenons le bateau en direction d’Antiparos (3.20€ A/R par personne). Une fois sur place, nous ratons le dernier bus de la journée pour nous rendre aux grottes, tant pis ! Nous visitons la ville près du port et partons à la conquête du château (dont seul un pan de pierres est aujourd’hui encore visible). Nous tentons alors de rejoindre une plage mais la force du vent et la violence des vagues nous dissuade de nous baigner. Et nous optons pour une petite crique à 1 km plus abritée du vent.

20190912_162353L’eau est chaude et une fois encore transparente, un vrai bonheur. Le seul problème de cette plage est sa faible profondeur de l’eau : il faut s’enfoncer vraiment loin pour avoir de l’eau au-dessus de la taille ! Ça ne m’a cependant pas empêché de tenter l’expérience. Après cette petite pause baignade, nous rejoignons l’hôtel Kouros village tenue par mon amie Illiada qui a fait le même master que moi en Suède. Sans vouloir faire de promotion pour son hôtel, il s’agit d’un très bel établissement avec une superbe piscine et terrasse avec vue sur la mer, idéalement situé à quelques minutes à pied du port. Et les commentaires en ligne à son égard sont plus qu’élogieux. Si vous souhaitez séjourner à Antiparos d’Avril à fin Septembre, vous y serez chaleureusement accueilli par Illiada et son équipe .

Lors de notre passage, cette dernière nous offre une petite collation sur sa terrasse pour nous faire patienter le temps qu’elle boucle ses dernières activités. Elle nous fait une petite visite guidée de la ville et de ses commerçants qu’elle connait tous (l’île est relativement petite) dont un superbe glacier (mention spéciale pour la glace caramel au beurre salé).

20190912_182952Nous retournons ensuite tous ensemble sur la première plage (celle aux vagues violentes) et admirons un magnifique coucher de soleil depuis la terrasse du bar du Sunset Deseo.

20190912_19300120190912_190057Une fois la nuit tombée, Iliada nous emmène dîner dans un superbe restaurant. Etant dépendants des horaires de bateau pour rentrer sur Paros nous ne pouvons malheureusement pas nous attarder plus longtemps et laissons Iliada et son magnifique île le cœur lourd.

 

Vendredi 13 Septembre : un vendredi 13 mémorable ! La journée commence tranquillement par une promenade sur les hauteurs de Paros et un peu de lèche vitrines dans les boutiques de la vieille ville. En début d’après-midi, nous prenons le bus en direction de Naoussa, charmante petite ville portuaire située au Nord de l’île. Nous participons à une partie de mini-golf puis allons arpenter quelques plages environnantes. Le vent est cependant un peu trop fort pour que nous puissions tenter une baignade.

20190913_155208Nous poursuivons notre promenade jusqu’au port où de petits bateaux de plaisance et de pêche sont amarrés à quai.

20190913_16062520190912_153823Nous déambulons à travers les petites ruelles de la ville et décidons de nous arrêter prendre un café sur une place au centre de laquelle trône un arbre centenaire entouré çà et là de quelques tables et chaises aux coussins colorés. Avant de passer commande je reçois un texto de la compagnie maritime m’informant qu’en raison des vents violents notre bateau prévu le lendemain à destination du port du Pirée est annulé. 20190913_163450Je ne réalise pas tout de suite l’urgence de la situation, pensant que l’annulation ne concerne que notre bateau et qu’il nous sera aisé d’embarquer à bord d’un autre. Julien insiste pour que nous rejoignions au plus vite un guichet de la compagnie maritime pour nous organiser. Nous tentons alors de localiser celui de Noussa, qui s’avère fermé en plein milieu de l’après-midi et décidons de rentrer sur Parikia. Arrivés au guichet de Parikia, une longue file d’attente s’est formée dans la rue. Il s’avère que notre bateau n’est pas le seul à faire l’objet d’une annulation, cette dernière concerne l’intégralité des bateaux prévus le lendemain au départ de Paros, mettant dans la panade de nombreuses personnes devant rentrer à Athènes pour récupérer leur vol de retour.

Nous attendons patiemment notre tour et vérifions avec l’hôtesse les différentes possibilités qui s’offrent à nous (il nous faut impérativement être à Athènes d’ici dimanche matin pour embarquer sur notre bateau en direction d’Hydra, la dernière île des cyclades de notre programme). La meilleure solution est de rentrer le soir même sur Athènes (et perdre ainsi 1 jour à Paros) à bord d’un bateau qui est prévu d’ici 2 heures. Après avoir littéralement fait les fonds de poche pour payer les tickets (il nous manquait même 1 euro qu’une charmante famille Italienne n’a pas hésité à nous donner devant nos mines déconfites) ; nous nous précipitons à l’hôtel pour faire nos valises en vitesse et réserver une chambre en last minute dans l’un des derniers hôtels disponible et retournons sur le port. Après une attente interminable dans une queue grossissant à vue d’œil (nous ne sommes pas les seuls à emprunter cet itinéraire de substitution) nous embarquons enfin dans une cohue indescriptible. C’est dans des conditions exécrables (malgré un prix de dernière minute élevé) que nous voyageons pendant 4 heures, assis sur des vulgaires chaises en plastiques même pas fixées au sol, sous un porche non protégé du vent ni de la pluie (merci blue star ferries, money first !). Le débarquement est tout aussi chaotique, les gens se poussant et se bousculant dans tous les sens. Il n’est pas loin de minuit lorsque nous foulons enfin le sol du port du Pirée. Nous prenons un taxi et passons la nuit dans un hôtel insalubre (lui aussi payé le prix fort) où la moquette est maculée de tâches, le papier peint part en lambeaux, les câbles électriques pendent du mur et où la clientèle est plus que suspecte. Ainsi s’achève une superbe journée de vendredi 13 !

Samedi 14 Septembre : après une nuit à dormir tout habillé en serrant dans nos bras nos bagages (par peur de nous les faire voler) nous quittons cet horrible hôtel pour nous diriger vers celui au sein duquel nous devons passer la nuit le soir même. En attendant de pouvoir faire le check-in nous y déposons nos sacs et nous arrêtons dans un café prendre un petit déjeuner. Nous enchainons ensuite sur un petit tour du quartier et déjeunons dans un restaurant de quartier. Une fois le check in terminé et après une bonne douche, nous passons l’après-midi au musée national archéologique d’Athènes (compter au moins 2 heures facile pour tout voir).

20190914_144319Le musée dispose d’une large collection de statues, gravures, bijoux et vases s’étalant sur diverses époques de la Grèce antique.

20190914_15402720190914_16013820190914_155116Nous rentrons ensuite à l’hôtel et dînons dans un très bon restaurant au sein d’un cadre atypique et chaleureux : un vieux piano en milieu de salle, des parapluies colorés au-dessus de nos têtes, une myriade de tableaux, un superbe décor ! 20190914_202946Le restaurant s’appelle « Rephene » et je le recommande aux personnes qui comme nous résident ou comptent résider une nuit au Pirée en transit en attendant leur prochain bateau vers les Cyclades.

 

Dimanche 15 Septembre : Nous rejoignons à pied de bon matin le port du Pirée où notre bateau nous attend. C’est parti pour une traversée de 2 heures à travers la mer de Myrto ! En arrivant sur l’île d’Hydra, nous sommes immédiatement charmés par sa beauté et sa plénitude. 20190915_150608Sur le port, nous rejoignons notre hôte qui nous conduit à notre logement (à une centaine de mètres du port). Nous déjeunons en terrasse dans l’excellent restaurant Paradosiako (leur risotto aux calamars et à l’encre de seiche est à tomber par terre) et partons à la découverte de l’île. Pour le petit aparté, Hydra est interdite aux véhicules motorisés ainsi qu’aux vélos. La seule manière d’y circuler reste donc à pied, ou à dos de mulet ce que nous avons immédiatement proscrit. Les maisons d’armateurs, accrochées aux falaises n’ont quasiment pas évolué depuis leur construction au 18-19ième siècle. 20190919_133210Voyager à Hydra c’est comme un aller simple vers le passé ! L’absence de véhicules y est un  gage de sérénité et de tranquillité incomparable. Après avoir parcouru le centre de la bourgade portuaire nous avons longé la côte pour rejoindre le minuscule port de Kamini où les peintures du bâtiment principal, s’écaillent avec l’air iodé tandis que des vieux pêcheurs enchaînent les parties de cartes, la cigarette au bec.

20190915_165633De là,  et après avoir caressé les nombreux chats rencontrés en chemin, nous faisons un halte dans un petit café-restaurant « pefkaki taverna » offrant une vue imprenable sur le port et discutons autour d’une orange pressée en attendant le coucher du soleil. 20190915_17391420190915_18354120190915_191436OLYMPUS DIGITAL CAMERANous rentrons avant que la nuit ne déploie grand son voile d’obscurité et dînons à l’appartement.

Lundi 16 Septembre : Nous paressons au lit le matin et déjeunons à l’appartement. Nous explorons ensuite l’autre côté du port. En longeant la côte, nous passons près de superbes baies et petites criques isolées.

20190916_135223Après une bonne quarantaine de minutes de marche, nous atteignons la plage de Mandraki, nous installons à bord des transats du resort (10€ la location à la journée) et nous prélassons au soleil (mais couverts de crème solaire).

20190916_135605L’eau est à la température idéale, celle qui vous fait rentrer dedans sans le moindre frisson. Grâce au masque et au tuba que nous avions acheté quelques jours plus tôt à Paros, nous pouvons observer la multitude de poissons qui sillonnent les eaux : il y en a de toutes les tailles et couleurs, ainsi que de nombreux oursins et même quelques raies et ce à quelques mètres de la plage seulement ! Nous passons ainsi la journée en alternant baignades, exploration de la faune et flore locale des fonds marins, sieste, balançoire et lecture sur le transat. Une vraie journée de repos comme on les aime ! 20190916_173944En fin de journée, nous nous offrons même le luxe de commander un cocktail dont nous nous délectons assis face à la mer, devant les derniers rayons rougeoyant du soleil. Avant qu’il ne fasse nuit noire, nous rentrons en direction du centre et dégustons de succulentes soulvaki (brochettes de viandes) dans la terrasse à l’étage d’une petite taverne sans prétention mais au très bon rapport qualité prix : la «  Taverna Gitoniko ».20190916_210709

Mardi 17 Septembre : Nous passons la matinée à flâner dans les petites ruelles du centre, entrant ça et là dans les petites boutiques, achetant et rédigeant nos cartes postales en contemplant le chaleureux petit port d’Hydra.

20190919_11085320190915_150436Après un rapide déjeuner à l’appartement, nous embarquons à bord d’un bateau-taxi, seul moyen de locomotion pour rejoindre la très reculée et immaculée plage de Bitsi. Cette dernière, très prisée de touristes comme des locaux, se compose d’une petite crique juchée derrière une forêt de pins parasols ; offrant ainsi un superbe camaïeu de bleu et de vert.

20190917_16454720190917_164306Nous ressortons le masque et le tuba et partons à la découverte du récif avoisinant. Une fois de plus, nous pouvons observer une multitude de poissons et crustacés dans leur habitat naturel. Après ces quelques plongeons suivis de moments dédiés à la sieste ou à la lecture, nous reprenons le bateau pour rejoindre le centre de l’île. 20190917_164608_001Nous nous attablons à une terrasse pour assister à un nouveau coucher de soleil majestueux.  Nous rentrons ensuite à l’appartement nous préparer pour notre soirée que nous avons décidé de passer au sein du superbe restaurant « Veranda Terrace ». Ce dernier se situant sur les hauteurs du centre d’Hydra, offre un magnifique panorama sur les clochers et toits rouge de l’île avec le port en arrière-plan. 20190917_20370520190917_222601Il est un peu plus cher que les restaurants précédents (30€ plat + vin) mais nous avons l’habitude de nous faire un bon restaurant à chaque séjour et je peux vous dire que rien que pour la vue cela vaut le coup ! En plus la nourriture, de type italien est excellente alors si vous avez l’occasion : foncez !  La lune est pleine ce soir-là, ce qui intensifie le spectacle de ce diner romantique aux chandelles.

Mercredi 18 Septembre : Aujourd’hui nous délaissons Hydra le temps d’une journée pour découvrir sa voisine « Spetses » surnommé l’île aux Jasmins. Tout comme Hydra, elle fait partie intégrante de l’archipel des iles dîtes « saroniques » et offre également des très beaux paysages. Les voitures y sont également proscrites mais pas les motos qui déambulent dans tous les sens en pétaradant pour notre plus grand désarroi ! C’est qu’on s’était habitué à la quiétude et au calme d’Hydra ! Nous arpentons les petites ruelles du centre-ville (mignonnes mais bien moins charmantes que celles d’Hydra) et déjeunons en vitesse un pita gyros au sein de la minuscule échoppe de « Souvlucky ». 20190918_13094020190918_131343Nous longeons ensuite la côte en direction du phare de Kouzounos à quelques kilomètres de là. 20190918_13472320190918_13335820190918_131949La promenade est agréable et la mer qui nous entoure est translucide avec de superbes reflets irisant aux teintes bleu turquoise.

20190918_131151Peu après avoir dépassé le phare en contournant la pointe, nous trouvons une petite crique qui ne semble être connue que par les locaux et décidons de nous y arrêter. Nous pousserons également jusqu’à la plage au nom racoleur et faussement justifié de « paradise beach » qui est en fait une vulgaire plage privée (donc payante), bondée et sans grand intérêt. A sa découverte, nous nous empressons de revenir sur nos pas pour profiter de notre petite crique, véritable coin de paradis.

20190918_13425820190918_141241Après cette journée une fois de plus très productive, nous rentrons sur Hydra en bateau et dînons à l’appartement.

Jeudi 19 Septembre : C’est déjà l’heure de nos derniers instants à Hydra. Nous bouclons nos sacs que notre hôte se propose gentiment de garder dans l’arrière-salle de sa boutique et partons profiter une dernière fois de ce petit joyau des cyclades. Nous retournons du côté de Kamini et empruntant  cette fois-ci les chemins plus en hauteurs histoire d’admirer les beaux points de vue ainsi que quelques architectures d’époque comme les restes d’un vieux moulin.

20190919_11411720190915_16390220190915_151635Nous mangeons un sandwiche sur les marches d’un escalier donnant sur la mer et reprenons la route en direction de Vlychos Plakes, une toute petite bourgade avec sa superbe plage attenante nichée entre des rochers.

OLYMPUS DIGITAL CAMERALe décor est une fois de plus idyllique : l’eau est couleur aigue-marine, le ciel limpide, le sable chaud sans être brulant et la plage n’est que modérément peuplée. Nous savourons pleinement nos derniers plongeons bien qu’ils soient légèrement  teintés d’une touche de tristesse et d’un soupçon de mélancolie à l’approche du départ. C’est la tête remplie de superbes souvenirs et magnifiques paysages mais le cœur lourd que nous rebroussons chemin en fin d’après-midi pour retourner au port où notre bateau nous attend. 20190915_150122Nous nous consolons en pensant aux nouvelles aventures à venir durant notre court séjour sur la capitale. Après plusieurs heures de navigation, nous atteignons enfin Athènes. Nous prenons un taxi, dont le chauffeur s’avère être le même que celui que nous avons eu 5 jours plus tôt lorsque nous avons dû quitter précipitamment Paros, une sacrée coïncidence !  Arrivés à l’hôtel, nous nous empressons de monter rooftop bar situé au dernier étage de l’hôtel pour admirer la ville dont les contours vallonnés se dessinent dans la nuit et contrastent avec les  plus beaux monuments (Parthénon, Acropole, Temples) savamment mis en valeur via des spots lumineux.

Vendredi 20 Septembre : Etant déjà nostalgiques de la vie dans les Cyclades, nous décidons de délaisser un peu la capitale et de partir à la découverte d’Egine également surnommée l’île aux pistaches et qui se situe à une heure au sud-ouest d’Athènes. A peine débarqués, nous montons à bord d’un bus (2€/personne) pour nous rendre sur le sommet du site sacré dédié au temple d’Aphaïa.

20190920_113714Il constitue l’une des 3 édifices emblématiques du triangle sacré des temples de l’attique  avec le Parthénon (à Athènes) et le Sounion. Pour la modique somme de 3/4€ nous avons visité ce monument datant d’environ 480 avant JC, relativement bien conservé et qui surplombe l’île ; superbement juché en haut de la colline.

20190920_113345OLYMPUS DIGITAL CAMERA20190920_114143 - CopieAprès ces instants de contemplation hors du temps, nous sommes redescendus à pied jusqu’à la ville côtière d’Agia Marina, une zone balnéaire, véritable petit havre de paix où se réunissent vacanciers et locaux pour pratiquer diverses activités nautiques. Nous profitons de cette petite halte pour engloutir une salade grecque (très copieuse !) tout en respirant à plein poumons les embruns salés du golfe saronique.

20190920_124746Nous reprenons ensuite un bus pour retourner dans la ville principale d’Egine et nous rendons à pieds sur le site antique du sanctuaire d’Apollon qui abrite également le musée archéologique de la ville. Bon, musée est un bien grand mot ici puisqu’il s’agit littéralement de 2 petites salles regroupant quelques vestiges helléniques. 20190920_153445Du sanctuaire d’Apollon il ne reste qu’une colonne qui se maintient fermement debout, indifférente au temps qui passe et aux années qui défilent devant elle. 20190920_155546Le temps de notre visite, le ciel s’est assombri et les nuages nous menacent de toute leur grisaille. L’averse est proche mais le rendu des clichés que nous réalisons n’en n’est que plus solennel. Aussi, nous prenons le risque de nous attarder un peu plus sur le site. 20190920_15544620190920_154735Lorsqu’enfin nous partons, la pluie commence à s’abattre et nous nous réfugions à la terrasse d’un café pour découvrir la spécialité locale qui fait la fierté de tous les Eginiens : la pistache ! Nous optons pour une belle coupelle de glace, un vrai régal ! L’ondée laisse enfin sa place à un soleil qui revient timidement nous saluer et nous permet de remettre le nez dehors. Nous passons ainsi nos derniers instants sur l’île à parcourir les petites boutiques du centre-ville et à acheter nos derniers souvenirs (crèmes de pistache).

Samedi 21 Septembre : dernière journée de notre séjour. Il est venu le temps de troquer notre vie d’insulaire pour retrouver nos vieux habits de citadins. La ré-acclimatation n’est pas évidente mais s’initie avec la visite des richesses culturelles et patrimoniales de la capitale : le Parthénon ! Le site est gigantesque et comme nous l’avions malheureusement pressenti bondé de touristes. Ce petit effet Disneyland  gâche un peu notre visite, le fait que nous soyons un samedi n’arrangeant en rien les choses. Je ne m’attarderai pas trop sur ce site historique qui est somme toute très impressionnant et absolument splendide même s’il est difficile de s’y déplacer sciemment sans devenir agoraphobe. 20190921_12235920190921_125555Après nous être imprégnés et abreuvés des merveilles d’architecture grecques nous profitons d’une petite marche à l’ombre d’une allée de palmiers le long d’un parc et rentrons à l’hôtel un peu avant la tombée de la nuit pour faire quelques longueurs dans l’eau glacée de la piscine de l’hôtel.

Un mariage au pays des mille et une nuit : Une semaine en Jordanie

L’histoire commence dans la petite ville étudiante de Lund dans le sud de la Suède. Farah, fraichement débarquée de Jordanie s’y installe pour une partie de ses études. Elle y rencontre Fredrik, un suédois de quelques années son aîné et c’est le début d’une très belle histoire. En dépit de long mois de séparation géographique (Farah ayant dû quitter l’Europe après son master, son visa étudiant n’étant plus valide), le couple tient bon et je vous raconte aujourd’hui leur mariage en Jordanie auquel j’ai eu l’immense privilège d’être conviée !52956313_840450459622203_6808477205245460480_nConcernant la Jordanie, le pays  est, disons-le, situé dans une zone géographique qui n’est franchement pas réputée comme étant la plus sécuritaire au monde, loin de là. En effet, étant entourée de pays pour la plupart actuellement en guerre ou connaissant des conflits et attentats de manière récurrente (Syrie au Nord, Irak au Nord Est, Israël à l’ouest et Arabie Saoudite au sud) je comprends aisément que cela puisse en dissuader plus d’un de s’y aventurer. Et pourtant, il y règne un sentiment de sécurité permanent. Avec un ratio de 12 à 14% du PIB (vs environ 7% pour la France) le tourisme représente un atout absolument considérable pour le pays qui, de ce fait (même si ce n’est pas la seule raison), ne lésine pas sur les moyens pour maintenir la paix et la stabilité sur l’intégralité de son territoire et rassurer ainsi les touristes les plus frileux.IMG_5904.JPGDes restes de la citée nabatéenne de Pétra aux ruines antiques et gréco-romaines du site de Jerash, le pays rayonne d’un patrimoine historique absolument incroyable. C’est aussi l’un des berceaux du judaïsme (et par ricochet de christianisme et de l’islam) puisqu’il est dit que Moïse aurait parcouru les plaines jordaniennes du mont Nebo et s’y serai retranché pour y passer les derniers jours de son existence.IMG_5387Enfin, en terme de paysage et de géographie, le royaume jordanien est loin d’être monotone puisqu’il est possible de passer, en l’espace de quelques heures de route, du point le plus bas sur terre  situé au niveau de la mer morte (soit -422 mètres en dessous du niveau de la mer) aux éminents plateaux montagneux dont le plus haut s’élève au-delà de 1800 mètres. Un changement de pression atmosphérique qui ne sera pas sans gêne pour vos oreilles, croyez-moi !

Question climat, contrairement à ce qu’on pourrait songer en situant la latitude du pays sur une carte ; les températures peuvent osciller fortement avec les saisons et en fonction des endroits. Ainsi, vous pourrez avoir vraiment très froid en hiver et crouler sous une chaleur accablante l’été. C’est donc un pays entier, sans demi-teintes ni demi-mesures !IMG_5840

14/02/2019 : Le mariage de Farah et Frederick  se déroulant en Février, c’est donc munis de nos plus beaux manteaux et tenues hivernales que nous avons pris l’avion avec mon copain au départ de Paris. Nous avons rejoint la capitale Amman en empruntant la compagnie aérienne nationale Royal Air Jordan. Pour le petit aparté, sachez que les billets premiers prix proposés par cette compagnie, contrairement aux autres compagnies aériennes non low-cost, ne garantissent aucun bagage en soute avec le billet. Nous avons eu l’agréable surprise de le découvrir le jour J à l’aéroport lorsqu’il nous a fallu payer un supplément pour la valise de Julien. De mon côté, je voyage toujours léger et ai réussi la prouesse de faire tenir l’équivalent d’une semaine de séjour, tenue de mariage comprise dans un petit bagage cabine et ai donc pu être exemptée de régler le supplément. Après environ 5 heures de vol, nous avons atterri à Amman où il nous a fallu faire plus d’une heure de queue pour passer la douane ainsi que les formalités administratives bien que  nous disposions déjà du visa (je plains les personnes ayant opté pour l’achat du visa sur place ce jour-là !).

Pour information, je recommande, avant tout séjour touristique en Jordanie, d’acheter le Jordan pass. Il s’agit d’un pass permettant d’accéder à la plupart des sites et attractions culturelles du pays (les tickets d’entrée étant en quelque sorte prépayés) et qui propose, par la même occasion, le visa d’entrée sur le territoire. Différents tarifs existent en fonction, par exemple du nombre de jours souhaités pour visiter Pétra. Vous trouverez le détail des informations concernant ce pass [ici].IMG_6028

Une fois les formalités passées, nous avons pu prendre un taxi qui nous était spécialement réservé (merci Farah pour cette superbe organisation) et rejoindre une villa que nous avons loué le temps du mariage avec d’autres amis de Suède. Ayant voyagé le soir, nous étions assez fatigués et sommes directement allés  nous coucher.

15/02/2019 : Le grand jour est enfin arrivé. Bien que Farah et Fredrik se soient déjà officiellement et religieusement dit « oui » il y a plusieurs semaines, nous célébrons en ce jour et tous ensemble (famille & amis), leur union sans cérémonie religieuse. La journée commence par une séance de photo au niveau de la forteresse d’Amman. De son vrai nom « Jabal al Qal’a » elle est située en haut d’une colline et pose son regard bienveillant sur la capitale en contrebas. Datant de l’époque néolithique et accueillant les restes de civilisations vieilles de plusieurs milliers d’années, elle constitue l’un des derniers vestiges à avoir subsisté aux affres du temps et de la guerre. 20190215_140247 - CopieElle est tellement ancienne que son nom figurerait même dans la bible ! Aujourd’hui reconvertie en musée à ciel ouvert ; ses nombreuses colonnes et temples se mêlent à la verdure, témoin d’une nature reprenant progressivement ses droits. C’est un décor idéal pour immortaliser l’alliance nos deux tourtereaux. 20190215_145828 - Copie53055669_414831525932913_5975191929925664768_nLa séance photo achevée dans un vent glacial malgré nos têtes réjouies, nous cherchons un endroit pour nous restaurer et nous heurtons à un léger problème : nous sommes vendredi et ce jour équivaut, chez les musulmans, à notre dimanche chrétien, à savoir un jour non travaillé. Après plusieurs tentatives infructueuses, nous finissons par en trouver un d’ouvert. Il était temps car nous commencions à nous transformer en stalactites ! Nous commandons plusieurs plats locaux que nous engloutissons en quelques bouchées : humus, baba ganoush (à base d’aubergines), tahini, fallafel et j’en passe.

Une fois repus et réchauffés, nous nous rendons chez la famille de Farah où la cérémonie se poursuit. Comme le veut la tradition, le jeune marié se rend chez sa belle-famille pour récupérer sa promise. Dehors, devant la maison familiale, les invités assistent à la scène. Pour l’occasion, Farah a même embauché des musiciens qui jouent d’un instrument caractéristique de la Jordanie : la cornemuse (et oui, l’Ecosse n’a pas le monopole !). La fête de rue bat son plein et l’expérience qui en résulte est absolument incroyable ! Nous sommes ensuite conviés à nous rendre dans la salle des fêtes que les mariés ont réservée pour la soirée.

La salle est immense et somptueuse avec ses magnifiques lustres. Pour éviter un service trop long, le repas se fait sous forme de buffet, chacun remplissant son assiette à sa guise. Les nombreux plats, tous plus délicieux les uns que les autres, se succèdent dans nos assiettes. 20190215_225126.jpgPour la boisson, c’est un peu différent puisque l’alcool n’est pas officiellement servi à table bien qu’il soit possible d’en commander dans un « bar caché ». La présence de cette infrastructure dans ce lieu de fête  témoigne d’une certaine ouverture d’esprit à moitié avouée vis-à-vis des coutumes occidentales. Le repas est ponctué de nombreuses danses (mi- scandinaves mi- orientales pour satisfaire les invités des deux mariés) ainsi que de séquences vidéos. Nous ne voyons pas filer la soirée et rentrons nous coucher à l’aube.

16/02/19 : Le réveil est tardif et quelque peu difficile. Le temps que chacun déjeune et se prépare (nous sommes 9 dans la villa) l’après-midi est déjà bien entamé. Cela ne nous empêche pas de nous mettre en route pour visiter l’amphithéâtre romain qui trône au centre de la ville. Ce dernier, construit lorsqu’Amman s’appelait encore « Philadelphia » constitue l’un des plus grands du pays avec près de 6000 places. 20190216_140631 - CopieMalgré son grand âge, il a conservé son aptitude à magnifier et amplifier les sons et est aujourd’hui toujours utilisé pour accueillir concerts et autres évènements culturels. Comme la plupart des monuments en Jordanie, il ne fait pas l’objet de protections particulières pour préserver sa conservation et est donc accessible au public. Nous avons ainsi pu librement gravir ses marches pour admirer la vue (donnant notamment sur la citadelle).

Après cet exercice d’ascension, nous nous mettons en quête d’un restaurant pour déjeuner. Sur les conseils de Farah, nous nous arrêtons dans ce qui paraissait être à première vue une sorte de boui-boui mais s’est avéré l’un des meilleurs restaurants que nous avons pu tester de tout notre séjour.Il s’agit du « restaurant hashim » Fidèles à l’esprit de partage jordanien, nous avons commandé une douzaine de plats que nous avons disposé au centre de la table afin que chacun puisse se servir librement. Les plats quoique très simples, étaient absolument divins et très très bon marché. Bien à l’abri sous la bâche de la terrasse extérieure, nous avons pu assister tout en déjeunant, à un épisode de pluie diluvienne suivie par de fortes averses de grêle. On peut dire qu’on l’a échappé belle !

Afin de faciliter notre digestion, nous reprenons la route en direction du vieux zouk couvert. Nous avons ainsi pu admirer et humer les étals de fruits et légumes gorgés de soleil, les sacs remplis à ras bord de noix et d’amandes  ainsi que les plateaux d’épices qui s’amoncellent en petites dunes de toutes les couleurs en défiant les lois de la gravité.20190216_150901 - CopieNous poursuivons ensuite notre route en direction de rainbow street, l’artère principale de la ville qui concentre de nombreuses échoppes et passons en chemin devant de jolies fresques murales. 20190216_165451 - CopieNous nous promenons au gré de nos envies dans les ruelles et finissons par nous arrêter dans un magnifique café avant de rentrer chez nous où nous passons la soirée à refaire le monde autour des quelques bières (achetées au prix fort dans un liquor shop).

17/02/2019 : Nous nous réveillons aux aurores pour embarquer à bord de 2 bus d’une capacité d’environ 60 personnes au total, affrétés spécialement pour nous. Farah a eu recours aux services d’une agence d’évènementiel pour l’aider dans l’organisation de son « post-wedding trip » ou excursion post mariage. J’ai l’impression de revenir plusieurs années en arrière, lorsqu’on partait avec toute la classe en excursion à la journée ; surtout que j’y retrouve toutes mes amies rencontrées en Suède ! Première destination de ce séjour le Mont Nébo. Comme indiqué en début d’article il s’agit d’une colline sacrée où aurait résidé Moise et qui, lorsque le temps est dégagé, offre un magnifique panorama sur la région ainsi que sur la vallée du Jourdain en contrebas. IMG_5381On peut même y apercevoir les rivages de la mer morte !  Sur ce lieu de pèlerinage, outre la vue, on peut également observer une sculpture en bronze représentant une sorte de croix qui fut érigée à la mémoire de Moise ainsi que les nombreuses mosaïques jonchant le sol de la basilique qui surplombe le site.IMG_5410IMG_5396IMG_5384Après une pause-déjeuner dans un restaurant, nous remontons à bord du bus. La route est longue pour atteindre notre second et dernier arrêt de la journée : le Hyatt Zaman hotel où nous passerons les deux prochaines nuits. Farah a vu les choses en grand puisqu’elle a quasiment privatisé le site rien que pour nous. Il ne s’agit pas d’un hôtel au sens traditionnel du terme mais plutôt d’un petit village. 20190217_162457 - Copie20190217_162451 - CopieIci, les chambres sont remplacées par de véritables maisonnettes en pierre (afin de réguler la température) fidèles au style jordanien du 19ème siècle.  Une superbe expérience culturelle à vivre !20190217_162408 - CopieIMG_5474IMG_5506

18/02/2019: Après les pluies et les averses de grêle c’est sous un manteau neigeux que nous nous réveillons. Le spectacle est saisissant : une pellicule blanche recouvre le sol désertique aux tons ordinairement orangés. IMG_5520Les flocons continuent de tomber et de parsemer le sol lorsque nous rejoignons la salle de restaurant pour prendre notre petit déjeuner. A table, chacun y va de son pronostic sur l’évolution de la météo qui pourrait compromettre notre excursion à Pétra. Heureusement, tout fini par rentrer dans l’ordre rapidement et nous embarquons en direction de la citée nabatéenne où un guide touristique nous attend ! Nous débutons notre parcours par la traversée incontournable du Siq, cet étroit passage rocheux aux parois gigantesques ponctué ça et là de  sculptures symboliques taillées dans la roche. OLYMPUS DIGITAL CAMERAIMG_5676Lorsque nous approchons enfin de l’entrée du site historique de Pétra, notre guide nous invite à fermer les yeux pour garantir un effet de surprise maximal. C’est donc à tâtons que nous avançons à la découverte de l’une des 7 nouvelles merveilles du monde. Lorsque nous ouvrons enfin les yeux, nous nous prenons une petite gifle visuelle : la khazneh ou « The treasury » (le trésor) se tient imposant devant nous. OLYMPUS DIGITAL CAMERAIMG_5592Il s’agit du monument le plus utilisé dans l’imagerie touristique pour représenter Pétra voire même toute la Jordanie et constitue de ce fait un symbole national (un peu comme notre Tour Eiffel en France). Ce tombeau majestueux a servi de décor à de nombreux films dont le très célèbre « Indiana Jones et la dernière croisade ». Malgré son grand âge (plusieurs milliers d’années); sa façade est extrêmement bien conservée et on y distingue de nombreuses sculptures.

Après avoir mitraillé le monument avec nos objectifs, nous profitons de quelques heures de temps libre pour explorer les autres merveilles attenantes du site antique. IMG_5590IMG_5610IMG_5641IMG_5672En effet, cette ancienne citée s’étend sur plusieurs kilomètres et offre une multitude de bâtiments tous plus magnifiques les uns que les autres. Nous avons ainsi le loisir d’admirer le théâtre ainsi que les tombes royales avant de rebrousser chemin pour la suite de l’excursion.

Nous déjeunons rapidement et partons vers le désert de Wadi rum. Cette étendue de terre désolée de couleur orange vif qui s’étend sur près de 700 kilomètres carrés représenterait ce qui se rapproche le plus de l’habitat sur la planète Mars. 20190218_164324 - CopieA cet effet, il représente lui aussi un lieu de tournage incontournable : Seuls sur Mars, les derniers volets de la saga Star Wars ou encore Lawrence d’Arabie, tous ces films au succès planétaire possèdent un point commun : ils ont été en partie filmés dans le désert du Wadi Rum.IMG_5827Une fois sur place, nous nous répartissons en groupe de 3 à 5 pour un tour du désert à l’arrière de vieilles Jeep conduites par les bédouins. Les paysages désertiques défilent sous nos yeux ébahis. OLYMPUS DIGITAL CAMERAIMG_5819Nous parcourrons ainsi pendant plusieurs heures les vallées sablonneuses, le visage fouetté par les rafales de vent. Le temps est très changeant et nous alternons entre averses de grêle et éclaircies, pour des effets lumineux des plus photogéniques !OLYMPUS DIGITAL CAMERAIMG_5784IMG_5770  En fin de journée, nous assistons à un superbe couché de soleil avant de retourner à la base où le repas nous attend. Nous étions censés au départ passer la nuit en tente dans le désert ; mais à cette époque de l’année, les températures sont très froides la nuit rendant l’expérience très délicate. C’est dommage, car par temps dégagé il parait que le ciel étoilé est absolument grandiose. Ce sera pour une prochaine fois. 20190218_171442 - CopieIMG_5831Nous passons la soirée sous une sorte de chapiteau à engloutir des plats succulents (mention très très spéciale pour la délicieuse soupe de maïs ainsi que pour les savoureuses tranches d’agneau cuites à l’étouffée sous terre pendant de longues heures). Ce repas ponctue en beauté la fin du voyage post mariage organisé par Farah. Tandis que l’essentiel des invités repart en bus de nuit vers la capitale, nous sommes un petit groupe de 5 à poursuivre l’aventure de notre côté. Nous empruntons pour ce faire un taxi en direction d’Aqaba, où nous passons la nuit avant de récupérer le lendemain notre voiture de location.

19/02/2019 : Nous faisons un très rapide tour des environs d’Aqaba, et notamment de ses plages bordées par la mer rouge. Nous n’avons malheureusement pas le loisir d’approfondir cette visite et c’est pourquoi je ne donnerai pas mon avis sur cette ville car j’estime y être passé en coup de vent seulement. 20190219_091831 - Copie20190219_092058 - CopieNous récupérons notre voiture de location et filons vers Pétra que nous atteignons après plusieurs heures de route pour une deuxième journée de visite. En effet, je pense sincèrement qu’une seule journée à Petra n’est pas assez pour apprécier pleinement la beauté de ce site très épars. OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAIMG_5850Une fois sur place, nous nous attardons moins sur le monument du trésor que nous avons pu admirer la veille, mais partons à la conquête du plus beau monument du site (selon moi) : le monastère ! OLYMPUS DIGITAL CAMERAIMG_5922IMG_5905Pour rejoindre ce dernier, il faut marcher une bonne dizaine de kilomètres dont une grande partie se fait via l’ascension de marches sous une chaleur écrasante (pour la saison) ! Et oui, l’accès à ce site magnifique se mérite, mais le résultat est bien au rendez-vous.IMG_5869 Le bâtiment est majestueux, perché sur un sommet, et nous fait paraitre ridiculement petit à ses pieds.  La vue sur la vallée environnante vaut également le détour. OLYMPUS DIGITAL CAMERALe temps de revenir sur nos pas, la nuit commence déjà à tomber et c’est dans l’obscurité la plus complète que nous parcourrons les derniers mètres. Epuisés par cette longue marche, nous ne tardons pas à sombrer dans un profond sommeil une fois parvenus à l’hôtel.

20/02/2019 : Nous partons à la découverte de la réserve de biosphère de Dana, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Elle est composée du village historique avec ses maisons en pierre traditionnelles, taillées à même la roche ainsi que de toute la vallée en contrebas. Il s’agit d’un endroit incontournable pour tous les amoureux de randonnée et de nature comme nous. 20190220_153624 - CopieOLYMPUS DIGITAL CAMERAPour nous y rendre, nous avons dû emprunter la fameuse « route des rois » qui longe les gorges du Wadi Mujib et est ponctuée des restes d’anciens châteaux, vestiges de la richesse et suprématie passées du pays. Au sein de la réserve de Dana, il vous sera possible, selon la saison, d’observer un bon nombre d’oiseaux ainsi que quelques mammifères locaux. En Février, un seul chemin de randonnée est ouvert et propose une excursion  facile d’environ 2heures en descente (à l’aller) à travers les gorges. En plus de la faune et de la flore sauvage, nous avons pu contempler un très joli panorama sur la vallée, spectacle qui semblait nous être exclusivement réservé puisque nous n’avons croisé qu’une poignée d’autres randonneurs ce jour-là. 20190220_133051 - CopiePour la pause déjeuner, aucun restaurant (hormis ceux des quelques hôtels avoisinants), nous avons donc pique-niqué au sein de la réserve en prenant soin de ne laisser aucune trace de notre passage.  Même si nous étions contraints par la saison de ne faire qu’un seul sentier de randonnée, j’ai beaucoup aimé cette réserve et je pense que l’endroit est vraiment magnifique au printemps lorsque le sol se pare de vert. 20190220_162025 - CopieSurtout qu’à partir de mi-Mars de nombreux autres itinéraires sont accessibles ! J’y vois une fois de plus un signe pour retourner en Jordanie dans un futur proche. Ps : Pour ceux qui souhaitent vivre en communion avec la nature, plusieurs écolodges jalonnent la réserve de Dana.

21/02/2019 : Aujourd’hui nous avons décidé de nous faire plaisir et de nous relaxer en passant la journée entière dans le spa d’un hôtel de luxe situé aux abords de la mer morte. Notre choix s’est porté sur le Mövenpick qui propose pour des tarifs relativement attractifs (nous restons tout de même sur une activité de luxe) d’accéder à l’ensemble de ses infrastructures balnéaires durant une journée. Piscine à débordement, hamman, bassins à des températures variées, massage à la boue de la mer morte (option en supplément), nous avons profité de toutes ces activités tout en bénéficiant de la superbe vue sur la baie.20190221_164019 - Copie Quelques heures après avoir mangé, nous avons tenté l’expérience du bain dans la mer morte qui est vraiment unique en son genre ! Pour rappel, la mer est qualifiée de « morte » car en raison de son extrême taux de salinité (la concentration y est très largement supérieure aux autres mers) plus aucune espèce animale n’y habite. De plus, le réchauffement climatique aidant, sa superficie s’amenuise d’année en année sous l’effet de l’évaporation, laissant une masse toujours plus importante de sel à la surface. Et qui dit sel dit flottaison ! Nous en avons fait les frais dès le début : une fois dans la mer, impossible de se tenir à la verticale nos jambes étaient systématiquement attirées vers la surface de l’eau ! Autre chose à laquelle je n’avais pas pensé, la difficulté à se mouvoir de manière générale. 53005053_838860783117249_7652011810131804160_nEn effet, j’ai voulu me retourner dans l’eau mais une fois dans cette position je ne parvenais plus à revenir à la normale. C’est une sensation très étrange, presque irréelle que de devoir se faire assister pour réaliser des mouvements basiques et sortir de l’eau ! Après cette courte mais intense baignade nous nous sommes enduits de boues aux propriétés exfoliantes et nettoyantes qui ont transformé notre épiderme en véritable peau de bébé !53008450_2612261332123576_6122986930016616448_n53576326_356475301867644_2356210872377933824_n

 22/02/2019 : Nous explorons la cité antique de Madaba qui est habitée depuis plus de 4000 ans et abrite la plus importante communauté chrétienne du pays. 20190222_101948 - CopieLa ville est célèbre pour ses mosaïques byzantines qui recouvrent le sol de nombreux édifices dont la plus connue est celle de l’église Saint George représentant la carte de la « terre promise ». Durant notre journée de visite à Madaba, nous avons déambulé dans les ruelles de la vieille ville où les minarets côtoient les églises et où les petites échoppes de rue se succèdent. 20190222_115848 - CopieIMG_6019Pour la modique somme de 3 JOD (un peu moins de 4 euros) nous avons pu visiter les différents sites au sein desquels sont conservés les plus belles mosaïques (l’église Saint Georges mais également les parcs archéologiques I & II ainsi que l’église Sainte Marie). IMG_6005IMG_6002IMG_5972Enfin, en gravissant les marches du clocher du sanctuaire de la décollation (comprenez décapitation) de Saint Jean Baptiste, nous avons pu prendre de la hauteur et surplomber la ville. Côté logement nous logions au sein du Black Iris hôtel qui propose un excellent rapport qualité/prix et est tenu par un adorable couple qui n’a pas hésité à se plier en quatre pour nous. Nous y avons séjourné 3 nuits, Madaba nous servant de  point de départ pour nos excursions à la journée à Dana ainsi qu’à la mer morte. IMG_5979Côté restauration nous avons pu éprouver différents restaurants au sein de la ville et voici ceux que je recommande :

  • l’Adonis café : de très bons chawarmas servis dans un décor chaleureux (fontaines, tapis orientaux aux murs) et si vous avez de la chance musical (quelques concerts sont donnés en semaine)
  • l’Haret Jdoudna : un ensemble de spécialités jordaniennes (humus, sawani et la fameuse soupe de maïs) ainsi qu’un très beau cadre avec une joli courre extérieure
  • Al Baraka Sweets : il ne s’agit pas d’un restaurant mais d’une boulangerie/pâtisserie qui propose un excellent choix de douceurs sucrées et imbibées de miel, un vrai régal !

23/02/2019 : Dernière journée en Jordanie avant de rentrer sur Paris. Nous en profitons pour visiter l’incroyable site archéologique de Jerash. Sur plusieurs centaines de mètres, les vestiges greco-romains de l’ancienne cité antique de Gerasa s’offrent à la contemplation. IMG_6143IMG_6061Les monuments sont très bien conservés et, comme pour la plupart des sites historiques de Jordanie, peuvent être parcouru librement (moyennant un prix d’accès). Pour marquer l’entrée à ce site sacré, plusieurs arches, dont la plus connue reste celle d’Hadrien (en hommage à  l’empereur romain) en délimitent l’accès. IMG_6155Temple d’Artemis ou encore de Zeus, forums, théâtres, nous avons passé une bonne partie de l’après-midi à arpenter le site et à admirer ses merveilles architecturales. Jerash dispose également d’un petit musée où sont entreposés de nombreux objets anciens et statues, de quoi satisfaire les plus férus d’histoire. IMG_6067IMG_6097IMG_6110Seul point négatif lors de cette visite, la négligence de certains visiteurs qui, en l’absence de règles strictes pour préserver le lieu, lui manque carrément de respect. Nous avons ainsi été les tristes témoins d’une partie de football menée par des adolescents dans l’enceinte même d’un des théâtres greco-romains, à savoir un monument de plusieurs milliers d’années.IMG_6087IMG_6049 Je pense qu’il y a encore beaucoup à faire pour préserver et conserver le patrimoine culturel jordanien. C’est sur cette note en demi-teinte que s’achève notre séjour au pays des mille et une nuits.

 Pour conclure sur ce voyage absolument incroyable je dirais que la Jordanie est un pays très chaleureux, où l’on mange très bien et qui offre une grande diversité de paysages (mer, montagne, désert, réserves naturelles) et de monuments historiques (site de Jerash, Pétra). En dépit de sa situation géographique peu avantageuse du fait des conflits perpétuels de ses voisins, elle a su tirer son épingle du jeu et faire valoir son incroyable patrimoine auprès des touristes qui semblent conquis.

Macédoine : la perle oubliée des Balkans

Cet été j’ai eu l’immense honneur d’être conviée à un mariage traditionnel orthodoxe en République de Macédoine. Le pays se situe dans les Balkans et est limitrophe avec la Bulgarie, l’Albanie, le Kosovo, la Grèce et la Serbie (rien que ça) !

skopje minaret - skopje - macedoniaMalgré son immense héritage culturel et sa nature quasi intacte, le tourisme y est très peu développé. En effet, du fait de sa discrétion et de sa quasi non-couverture médiatique, beaucoup de gens ignorent qu’il s’agit d’un pays à part entière issu de la dislocation de l’ex-Yougoslavie. Je m’en suis vite rendu compte lorsque j’ai commencé à préparer mon voyage et que je n’ai trouvé aucun guide touristique sur le pays. Le seul que j’ai repéré et qui mentionnait la Macédoine faisait référence à la région grecque ! D’ailleurs, pour le petit aparté, les deux pays (la Grèce et la Macédoine) se revendiquent chacun comme étant la terre de naissance d’Alexandre le Grand et se livrent depuis plusieurs années un conflit identitaire pour déterminer qui des deux peut utiliser le terme « Macédoine » pour qualifier son territoire. Pour résumer ce contentieux en une seule phrase, je dirai que la Grèce n’accepte pas qu’un état d’origine Slave puisse façonner sa nouvelle identité sur un héritage qu’elle juge purement hellénique. Ainsi, la Macédoine a été contrainte de changer plusieurs fois de nom, passant successivement du pseudonyme d’ «ancienne République Yougoslave de Macédoine » à celui de « République de Macédoine » pour enfin se voir octroyer le nom de « République de Macédoine du nord ».

macedonian flag - skopje - macedoniaPour revenir à l’organisation et aux préparatifs de mon voyage, j’ai fini par trouver et commander un guide sur internet. Cette première difficulté passée, il m’a fallu me pencher sur la question du transport. Et alors là je dirai que la Macédoine est aussi bien desservie en termes de vols depuis Paris qu’elle n’est présente sur les étagères des guides touristiques. Une seule, je dis bien une seule compagnie aérienne permet aujourd’hui de relier Paris à la capitale Skopje à raison d’un vol/semaine. Il s’agit de Wizz Air qui est une compagnie Low Cost hongroise opérant depuis l’aéroport de Beauvais. A part cela, et en m’y prenant 9 mois à l’avance je n’ai trouvé que des vols à escales terriblement long (24h de trajet escales incluses), autant dire une éternité pour une destination en Europe. Un autre moyen que je préconise est d’atterrir dans un des pays limitrophe et d’emprunter le réseau routier (via les bus et les cars), plutôt bien développé, pour rejoindre la capitale. pont skopje - skopje - macedoniaConcernant le logement ; voyageant seule, j’ai fait le choix de ne séjourner que dans des hôtels, qui soit dit au passage sont vraiment très bon marché. L’hôtel dans lequel je séjournais à Bitola était vraiment bien avec un très bon rapport emplacement/qualité/prix) vous trouverez plus d’informations ici.Enfin, pour ce qui est des transports une fois sur place, je vous recommande les taxis pour les déplacements nocturnes dans une même ville et les bus/cars pour les déplacements entre les différentes villes.

vieux quartier - skopje - macedoniaJ’ai débuté mon séjour de 4 jours par une journée entière de visite guidée opérée par Trip Advisor (36€ la journée tout compris, plus d’informations ici). Nous n’étions que 8 ce qui nous assurait un maximum d’interactions avec notre guide. Nous avons rejoint celui-ci au niveau de la « porta Macedonia », une arche qui rappelle celle de l’arc-de-triomphe à Paris.

20180722_135027Le centre-ville de Skopje est somme toute surprenant, j’ai rarement vu autant de monuments et de statues au mètre carré on se croirait dans un musée à ciel ouvert !

statue mendiant - skopje - macedoniastatues skopje - skopje - macedoniaLes représentations d’Alexandre Le Grand y sont nombreuses.

statue alexandre le grand - skopje - macedoniaalexandre le grand statue - skopje - macedoniaLe côté hétéroclite de la ville est lui aussi frappant : des mosquées centenaires côtoient des constructions architecturales relativement modernes.

bâtiment religieux - skopje - macedoniaarchitecture moderne - skopje - macedoniabateau skopje - skopje - macedonia

Nous avons débuté notre visite guidée par une escale dans le mémorial dédié à mère Theresa qui est née et a grandi à Skopje avant de consacrer sa vie aux plus démunis. Nous avons ensuite fait un bref arrêt dans un marché couvert où les proportions généreuses, les odeurs alléchantes et les couleurs flamboyantes des  légumes ne nous ont pas laissé indifférents [nb une grande partie de l’économie du pays repose sur l’agriculture] avant de survoler une exposition sur le terrible tremblement de terre de 1963 ayant détruit la capitale en grande partie.

marché - skopje - macedoniaNous avons également pu admirer de magnifiques trésors historiques dans le musée archéologique dont une superbe statuette de la fertilité datant de plusieurs milliers d’années !

statuette de la fertilité - skopje - macedoniaLa suite de la visite s’est poursuivie par la découverte de l’autre rive. Nous avons pu déambuler dans les vieilles ruelles de son souk et nous imprégner de son influence ottomane. Nous avons ensuite pris de la hauteur en cheminant sur les ruines de sa forteresse.

forteresse de skopje - skopje - macedoniaskopje forteresse - skopje - macedonia

vieux quartier skopje - skopje- macedoniasouk - skopje - macedoniaminaret - skopje - macedoniaAprès un temps libre dans le souk pour déjeuner, nous changeons de guide et montons à bord du téléphérique ; direction la croix du millénaire. Il s’agit d’une immense croix d’une soixantaine de mètres de hauteur (parmi les plus grandes au monde) perchée sur les hauteurs du mont Vodno.

croix du millénaire - skopje - macedoiniaLa vue une fois là-haut est saisissante ! Notre nouveau guide nous parle de la Macédoine et des problèmes de pollution persistants de sa capitale, particulièrement visibles l’hiver lorsque les habitants se chauffent, une fois les réserves de bois épuisées ;  en faisant brûler des matières plastiques.

vue au sommet du mont vodno - vodno - macedoniamont vodno - vodno - macedoniaNous embarquons ensuite à bord d’un van et redescendons vers le village de Gorno Nerezi pour admirer la splendide église St. Pantelejmon datant du Moyen-âge et ses magnifiques fresques byzantines.

st. pantelejmon church - macedoniaEnfin, nous achevons cette journée de visite par l’escale tant attendue au canyon de Matka. Le canyon s’étend sur une superficie de près de 5 000 hectares au sein duquel se situe un lac (artificiel) ainsi que de nombreuses grottes et quelques monastères. L’endroit est absolument charmant, un petit écrin de verdure et de tranquillité.

matka canyon - macedoniabateaux - matka canyon - macedoniaPour une dizaine d’euros, nous louons les services d’un bateau à moteur pendant une heure avec lequel nous parcourons plusieurs kilomètres sur le lac et admirons la nature environnante. Nous en profitons également pour accoster et visiter l’une de ses fameuses grottes, habitée par une colonie de chauves-souris.

chauves-souris - matka canyon - macedonia

Le lendemain matin, je me rends à la gare routière en taxi. De , je commande un billet de train pour la ville de Bitola, où le mariage a lieu. C’est parti pour une traversée de 3 heures à travers la campagne Macédonienne. J’arrive en début d’après-midi dans la charmante ville de Bitola où je savoure en terrasse sur la place centrale, un plat typique des Balkans pour une bouchée de pain : la salade chopska qui se compose essentiellement de concombres, tomates, oignons et poivrons parsemés de fromage de type feta. Un vrai régal !

salade - bitola - macedoniaJe rejoins ensuite les futurs mariés Oliver et Biljana ainsi que quelques amis à eux ayant également fait le déplacement jusqu’en Macédoine pour le grand jour. Oliver se lance alors dans une visite guidée de la ville (sirok sokak la rue principale bordée de monuments et de cafés, « Stara carsija » le quartier du vieux bazar, la tour de l’horloge, les rives etc).

rue piétonne - bitola - macedoniatags sur les murs - bitola - macedoniaclock tower - bitola - macedonia

Il nous convie ensuite dans un restaurant caché où il nous fait découvrir multitudes de plats et alcools locaux tels que le fameux rakija. Ćevapis (rouleaux de viande de bœuf et d’agneau grillées), feuilles de vignes farcies, fromages frais, les plats s’enchainent à une allure folle dans une ambiance incroyablement conviviale et chaleureuse.

repas macédonien - macedoniaJ’y retrouve avec grand plaisir mon amie Anne que je n’ai pas revu depuis mon séjour en Australie il y a maintenant 4 ans. Après ces retrouvailles gourmandes et riches en effusions, nous partons nous coucher et laissons un peu de répit aux futurs mariés qui se marient le lendemain !

Le mariage n’ayant lieu que dans l’après-midi, j’en profite pour me lever tôt et me rendre à pieds sur le site d’Heraclea Lyncestis en périphérie de la ville. Après environ une demi-heure de marche j’arrive enfin sur place. Pour la modique somme de 3€ j’accède à ce site historique dont les vestiges exposés datent de l’époque romaine et byzantine. De magnifiques colonnes romaines, des fresques quasi intactes, l’endroit est superbe même si les descriptions sur place sont plus que sommaires.

vieux vestiges - heralclea lyncestis - bitola - macedoniavestiges - heraclea lyncestis - bitolaruines - heraclea lyncestis - bitola - macedoniamosaique - heraclea lyncestis - bitolaheraclea lyncestis - bitolacolonnes - heraclea lyncestis - bitolaJe rentre ensuite me préparer pour le mariage. L’intérieur de l’église dans laquelle a lieu le mariage est magnifiquement décoré. Des peintures très colorées et chaleureuses habillent le plafond.

l'eglise du mariage - bitola - macedoniaLa cérémonie se tient bien évidement en macédonien auquel je ne comprends pas un traître mot et apporte son lot de nouveautés et de découvertes. En effet le cérémonial d’un mariage orthodoxe est très différent de celui d’un mariage catholique, j’y constate ainsi un fort rapport aux objets : bague, sceptre du prête, etc que les mariés doivent à multiples reprises embrasser, les couronnes dont ils doivent se coiffer à des moments précis, des danses en cercle au milieu de l’autel, bref une expérience très enrichissante !

wedding - bitola - macedonia

Une fois le mariage officialisé nous nous rendons dans la salle des fêtes et profitons d’un repas gargantuesque ponctué de multiples chants et danses locales dans une atmosphère tout simplement incroyable ! Il est déjà temps pour moi de repartir en bus à Skopje où mon vol de retour (qui aura d’ailleurs 3 heures de retard, m’attend). Merci mille fois Billie et Oliver de m’avoir fait vivre cette incroyable cérémonie et soirée.

Je retiendrais de mon séjour en Macédoine : la grande générosité des gens, la nature intacte et omniprésente sur le territoire, le coût de la vie très bas notamment pour la nourriture et les incroyables vestiges historiques.

Si jamais vous séjournez plus de 4 jours en Macédoine , je vous recommande chaudement de visiter le lac d’Orhid qui semble être une pure merveille et de vous arrêter de les parcs nationaux du Pelister et du Mavrovo où vous aurez peut-être la chance d’observer un lynx dans son habitat naturel.

Un week-end Austro-germain: Munich et Salzbourg

Après notre première expérience givrée à Cologne, nous avions envie de découvrir, le temps d’un week-end estival, une nouvelle ville Allemande. La géolocalisation de Munich, qui jouxte la frontière autrichienne a fortement influencé notre choix. En effet, je rêvais depuis longtemps de découvrir Salzbourg mais les prix excessivement élevés des billets d’avion pour cette destination m’avaient toujours dissuadé de partir. Or, nous nous sommes rendus compte que Salzbourg n’était qu’à quelques heures de train de Munich , qui reste elle, une destination très abordable. Nous avons donc décidé de faire d’une pierre deux coups et de visiter les deux villes le temps d’un long week-end.Munich - view over the city center

Salzbourg - panorama

Munich:

Munich est la capitale bavaroise; c’est également le fief de la célèbre fête de la bière, l’Oktoberfest qui a lieu chaque année en Octobre. A cette occasion, pas loin de 7 millions de personnes se rassemblent pour savourer des bières locales dans une ambiance très très festive !

En l’espace d’une journée et demie, nous avons eu le temps de réaliser les visites suivantes:

-la visite de la Marienplatz (place de la mairie), vous ne pouvez pas la rater puisqu’il s’agit de la place centrale. Elle abrite un ensemble de monuments dont le célèbre hôtel de ville à l’architecture néogothique et au sommet duquel des pantins s’animent et défilent à chaque heure.

Munich - hotel de ville

-A quelques rues de là, on trouve également la Fraunkirke (l’église notre dame) avec ses deux jolis dômes. Petit conseil, si vous voulez prendre un peu de hauteur pour profiter d’un beau panorama sur ces deux monuments (Marienplatz et Fraunkirke), grimpez en haut de l’église Alter Peter (Saint Pierre) qui se situe rue Petersbergl.Munich - view over the dome

– A défaut de profiter de l’Oktoberfest il est toujours possible de se consoler autour d’un bon repas à base de saucisses (bien évidemment), et d’une excellente bière bavaroise au sein du mythique Hofbräuhaus qui est un réel temple de la bière. Même sans s’y arrêter déjeuner, n’hésitez pas à pousser les portes de cette taverne pour y admirer les peintures murales d’époque et contempler sa jolie façade.

Munich - boy traditional costumeMunich - girl traditional costume

– Le Viktualienmarkt ou marché aux victuailles. Il s’agit d’un assez grand marché en plein air qui propose une multitude de spécialités régionales. Vous y trouverez les incontournables de la gastronomie allemande tels que la choucroute, les Bretzels qui s’agrémentent d’une multitude de toppings différents, ou encore les « wursts » (saucisses) qui semblent se décliner à l’infini.

Munich - market - beveragesMunich - market - sausagesMunich - market - flowersMunich - market - vegetables Côté desserts, vous pourrez vous régaler avec des sablés à la cannelle; ou encore des fromages d’une couleur assez atypique : vert anis. Certains stands disposent même de quelques tables sur lesquelles vous pourrez déguster vos récents achats.Munich - market - cheese

-Le stade et le parc olympique qui furent aménagés pour accueillir les jeux olympiques d’été de 1972. Il s’agit d’un large complexe qui s’étend sur plusieurs kilomètres carrés et au centre duquel culmine la tour de télévision « Olympiaturm ». Munich - stadium bisMunich - view of the stadiumLe site accueille régulièrement de grands évènements, plus ou moins sportifs. Lors de notre visite nous avons eu l’occasion d’assister à une fête hippie par exemple !

-Savourer une bière dans un biergarten. Le biergarten, qu’on pourrait traduire par « Café à bière » est une institution bavaroise qui consiste à rassembler familles et amis autour d’une bonne pinte de bière. Pour cela, des tables, des bancs et des chaises sont disposées dans des jardins ou des places publiques pour accueillir différentes générations. L’endroit est très convivial et l’on discute facilement avec ses voisins. Il existe plusieurs biergarten à Munich. Celui que nous avons testé se trouvait dans le parc du jardin anglais (« l’Englischer Garten »). Petit conseil pour les méditerranéens que nous sommes en France, si vous souhaitez y dîner, venez relativement tôt; les allemands ne sont pas tellement des mange-tard 🙂

Munich - old wooden church door

Salzbourg:

Nous sommes passés en coup de vent à Salzbourg puisque nous avons fais l’aller-retour depuis Munich dans la journée. Aussi, notre visite là bas a été assez expéditive mais pas pour le moins dépaysante. Par manque de temps, nous avons décidé de ne visiter aucun musée, mais je suis sûre que la ville regorge de petite merveilles muséales et je me ferai un plaisir de mettre cet article à jour une fois que j’aurai eu le loisir d’y retourner pour en visiter quelques uns. Pour ceux d’entre vous qui l’ignorent, Salzbourg est la ville de naissance de Mozart, et dispose donc d’un fort patrimoine culturel.Salzbourg - Mozart statuteNichée au pied des Alpes de l’Est, elle saura charmer les amoureux de culture et d’histoire.

Ce qui m’a frappé en la visitant, outre la forteresse de Hohensalzburg qui domine la ville, c’est la beauté de son patchwork architectural. Chaque petite ruelle pavée débouche sur de magnifiques fontaines, des jolis jardins à l’autrichienne ou encore de sublimes monuments tantôt médiévaux, tantôt baroques.

Salzbourg- cute alleySalzbourg - fountainEt puis il y a aussi cette omniprésence de la nature : les reliefs montagneux à perte de vue, la rivière Salzach qui traverse la ville de part et d’autre et clapote tranquillement en suivant son cours, bref, un véritable petit havre de paix !

Voici les incontournables de la ville que nous avons pu admirer et déguster en l’espace d’une journée:

-La forteresse de Salzbourg (Hohensalzburg): Comment décrire Salzbourg sans parler de son incroyable forteresse qui surplombe la ville, perchée en haut de sa falaise (Festungsberg) ! Il s’agit du pus grand château fort entièrement conservé d’Europe Centrale dont la construction a été initiée au 11ème siècle.

Salzbourg - central placeL’ascension se fait soit à pied, soit via un funiculaire qui part de la rue « Festungsgasse ». Le panorama sur les toits de la ville, une fois arrivé en haut est absolument splendide. Salzbourg - view from the castleSalzbourg - view from the top of the castleLa visite du château permet d’apprécier mobiliers et objets anciens, vestiges du faste des princes archevêques qui s’y sont succédés; mais également de leur caractère impitoyable à travers la salle des tortures ainsi que les oubliettes.

Salzbourg - within the Castle

-Residenzplatz: il ‘agit d’une sorte de place centrale au cœur de la vieille ville de Salzbourg bordée entre autre par la nouvelle résidence avec son carillon et la cathédrale Saint Rupert.

Salzbourg - place centrale

– La cathédrale Saint Rupert jouit d’un emplacement géographique privilégié, au pied de la falaise qui mène au château et aux carrefours de magnifiques places ornées d’imposantes statues et de fontaines de style baroque. Sa prestance et son architecture ne vous laisseront pas de glace.

Salzbourg - basilic

Salzbourg - church paintsSalzbourg - church

-Getreidegasse: ancienne rue commerçante qui n’en demeure pas moins aujourd’hui un lieu de passage prisé par les touristes. Les anciennes boutiques ont été reconverties en magasins à souvenirs certes, mais ont pour la plupart conservé leurs vieilles enseignes en fer forgé. Salzbourg - street

Salzbourg - street 2

Salzbourg - street 1Déambuler dans cette rue vous transportera certainement dans le Salzbourg des siècles passés.

-Les Jardins de Mirabel constituent un repère bucolique au sein fleurs multicolores, arbustes impeccablement taillés et statues des plus originales rivalisent de beauté.  Salzbourg - gardenAjoutez à cela une vue imprenable sur le château et vous obtiendrez une combinaison gagnante ! Attenant aux jardins, se trouve le Palais Mirabel dont la salle de réception est, parait-il, un chef d’œuvre (nous n’avons malheureusement pas eu le temps de le visiter). Si vous êtes chanceux lors de votre promenade dans ces lieux hors du temps et de l’agitation de la ville, vous aurez peut-être l’occasion d’assister à un concert de musique classique !

-l’Abbaye Saint Pierre, aussi belle de l’extérieur avec son joli clocher au toit vert que de l’intérieur avec son style rococo et son magnifique plafond peint. Juste à côté de la bâtisse religieuse, se trouve un superbe jardin ainsi que des catacombes, le tout formant l’abbatie bénédictine de Saint Pierre.

Salzbourg - tower

Salzbourg - cimetry

-Enfin, savourer un appelstruddel (sorte de crêpe farcie à la pomme, à la cannelle et à la glace à la vanille) pour apprécier les spécialités culinaires autrichiennes. Salzbourg - applestruddel

Passeport International

Bretonne d’origine et de cœur, c’est pourtant dans la banlieue parisienne que je vois le jour au début des années 90.

Dès mon plus jeune âge, j’ai la chance de sillonner les  quatre coins de la France avec mes parents chaque été, et prends rapidement goût au voyage.

Passionnée par les langues étrangères, je rejoins la section européenne de mon lycée avec laquelle je pars à la découverte de la Pologne pour mon premier voyage initiatique.

Mon bac scientifique en poche, je rentre à l’université Paris Dauphine en licence de gestion des entreprises. Durant ma troisième année, je bénéficie du programme Erasmus. Fascinée par la culture scandinave et le modèle nordique, je demande à réaliser mon échange en Suède et suis acceptée à l’université de Lund dans la région de Scanie.

drapeau suédois

Mon coup de foudre avec la Suède est immédiat et irréversible si bien que je décide de rester là bas après mon échange universitaire et d’y poursuivre mes études.  Mon orientation est toute tracée : j’y ferai un premier master en management des services avec une spécialisation dans le secteur du tourisme. Lund CathedralLund University white buildingLund universityLors de mon M2, j’ai de nouveau l’opportunité de partir pendant un semestre à l’étranger et décide de m’exiler à l’autre bout du monde: en Australie. Je troque donc mes moonboots et ma parka contre des lunettes de soleil et des sandales pour m’acclimater à la douceur de vivre de la côte ouest Australienne. Je passe ainsi 6 mois dans la ville de Perth où je suis des cours de marketing des services au sein de la UWA (University of Western Australia). Kangourou SydneyPerth WAPinguin IslandUne fois mon premier master validé, je rentre en France et m’intéresse à l’impact du digital sur l’expérience utilisateur. Cela m’amène à intégrer le master MIB  (International Business and NTC Project Management) de Paris Dauphine, que je complète par une alternance au sein d’une grande compagnie aérienne et d’un dernier échange universitaire d’un mois en Chine à Shangai (Jiao Tong University).Chine MurailleShanghaiChine MIBDepuis , je travaille en tant que consultante en digital et aide les grandes entreprises à concevoir et mettre en place leurs divers outils et supports digitaux (applications mobiles, plateformes, sites internet etc) sur les différentes phases de la gestion de projet (conception, itération, déploiement, conduite du changement).

Toujours passionnée de voyages, je passe une bonne partie de mon temps à guetter les bons plans transports/logements et pars à l’aventure dès que j’en ai l’occasion

 

La dodo lé là : Ile de la Réunion

Ce mois-ci je vous emmène découvrir les rivages de l’île de la réunion, surnommée l’île intense. Ce département français, situé dans l’océan indien est réputé pour sa végétation luxuriante et sa nature indomptable. Ici, les volcans en activités côtoient les cirques enneigés, les plages aux eaux cristallines rivalisent de beauté avec les forêts tropicales et leurs multiples cascades. Ile de la reunion - cirque de MafateC’est également une île chaleureuse où l’on est accueilli avec un sourire et une bienveillance sans pareils par une population locale amicale et décomplexée.
Enfin, c’est un havre de paix où l’on se régale de fruits exotiques et de petits plats préparés avec amour. Bref vous l’aurez compris, l’île de la réunion a plus d’une corde à son arc pour vous faire chavirer. Vous trouverez ici le petit montage vidéo que j’ai réalisé sur mon séjour d’une semaine là bas avec mon amie Audrey.

Samedi 16 Aout 2016, à peine débarquées de l’aéroport, Audrey et moi nous dépêchons de récupérer notre voiture de location et filons à travers l’île, elle au volant et moi à ses côtés en tant que copilote attitrée. Non sans quelques détours et arrêts pour demander notre chemin, nous atteignons enfin notre spot de la journée : la cascade des cormorans; du moins le sentier de randonnée nous menant jusqu’à elle. Nous laissons donc notre voiture au parking et finissons notre excursion à pied. Ile de la reunion - rando cascade cormorrans

Après une à deux bonnes heures de marche à travers la forêt sur des sentiers relativement en pente, nous entendons enfin le clapotis de l’eau et nous laissons guider par ce bruit rassurant jusqu’à la cascade.ile de la reunion - cascade du cormorran vue paysage L’endroit est splendide ! Au sein d’un écrin de verdure, trois chutes d’eau crépitent et se déversent dans une eau turquoise. Sans perdre une minute, nous nous empressons de piquer une tête au sein de ce décor paradisiaque. L’eau est un peu fraîche mais il nous suffit de quelques minutes à l’air libre et sous le soleil pour sécher. Ile de la reunion - moi devant la cascade du cormorran

Après avoir enchainé quelques plongeons et fait la connaissance d’un couple de réunionnais, nous rebroussons chemin. Il est temps de nous rafraichir en sirotant notre première bière locale: la « dodoléla ». Ile de la réunion - la dodo lél à

Nous terminons cette première journée par un diner au sein d’un restaurant de bord de plage, les pieds littéralement dans le sable.ILe de la reunion - restaurant de bord de plage

Nous passons la matinée du dimanche à arpenter les ruelles colorées de Saint Paul et à nous extasier devant les produits locaux disposés sur les étals du marché : des gousses de vanille, des fruits exotiques, des confitures aux multiples saveurs, une collection impressionnante d’épices et de piments s’offrent à perte de vue devant nous. Ile de la reunion - Saint gilles mur avec dodo.jpgIle de la reunion - marché a saint gillesNous nous laissons tenter par des épices de cari vanille ainsi que par du piment combava et en profitons pour faire notre stock de fruits exotiques pour la semaine ainsi que pour découvrir les fameux bouchons réunionnais. Il s’agit de bouchées vapeurs à la viande et/ou aux légumes. Nous en commandons une barquette que nous savourons au bord de la plage Boucan Canot. Nous passons ensuite le reste de la journée à faire du snorkeling dans le lagon. Les plages de l’île de la réunion ne sont malheureusement pas très sûres pour la baignade. Chaque année, on dénombre plusieurs attaques mortelles de requins. Nous décidons donc de ne pas dépasser le lagon. En effet, cette rétention d’eau formée par des récifs coralliens constitue une barrière naturelle permettant de profiter de la mer en toute tranquillité. Cette première sortie en mer nous donne l’occasion d’observer plusieurs poissons dont quelques poissons chirurgiens jaunes.

Lundi 18 Avril 2016 matin : nous engloutissons notre petit déjeuner en vitesse et partons en direction du cirque de Mafate pour la randonnée Roche-Verre-Bouteille. Pendant plusieurs heures nous parcourons un sentier balisé plutôt accessible pour des débutantes comme nous et avons la chance de progresser dans un cadre grandiose. Ile de la reunion - cirque de MafateLe panorama sur le cirque de Mafate est vraiment à couper le souffle et nous fait prendre conscience de notre taille insignifiante dans ce paysage vertigineux. Ile de la Reunion - randonnée roche verre bouteilleNotre estomac criant famine après cette petite séance de marche, nous retournons déjeuner dans notre logement et passons le reste de la journée dans la ville de Saint Pierre, à écouter un concert en plein air de musiques créoles en sirotant quelques rhums arrangés.

Mardi 19 Avril 2016 : nous prenons la route en direction du Maïdo. Il s’agit d’un point culminant montagneux offrant une vue imprenable sur plusieurs sommets de l’île. Le panorama qu’il offre est accessible depuis un belvédère ou via une randonnée. Manque de chance pour nous, nous arrivons trop tard sur place. La brume a envahi les monts et s’est prise dans les sommets rocheux. Nous ne verrons rien aujourd’hui ! Il faut savoir que les phénomènes brumeux sont très fréquents à la réunion. Ils proviennent de l’évaporation de l’eau qui s’accumule en masses nuageuses. La géographie particulière de l’île avec ses nombreux reliefs contribue à retenir en surface ces nuages, formant ainsi un épais manteau de brume. Si vous voulez un conseil pour avoir la chance d’observer le Maïdo, ne faites pas la grasse matinée comme nous et partez de bonne heure le matin, quand les températures sont encore assez fraîches. Bien décidées à profiter du reste de la journée, nous décidons de reprendre la route et de chercher un petit endroit pour nous arrêter déjeuner. Par chance, et je dirai même plus, par un subtil coup du destin, nous tombons devant l’enseigne de Léo (Chez Léo Là-haut). Ile de la réunion - chez leo là haut.jpgAu sein d’un petit terrain aménagé aux abords de la route, plusieurs marmites mijotent au coin du feu dont les fumets parfumés viennent nous chatouiller les narines.  Chez Léo, « le repas lé prêt à midi » et le service est sans prise de tête puisqu’il s’agit d’un buffet à volonté, pour notre plus grand plaisir ! Rougail saucisses, carry de poulet ; beignets de patates douces, les plats s’enchainent dans nos assiettes. Une chance pour nous, il n’y a quasiment pas d’autres clients et Léo est aux petits oignons pour nous. Il est vraiment un hôte qui respire la bonne humeur et la joie de vivre et c’est très contagieux ! Une fois notre repas terminé, Léo nous partage sa philosophie de la vie et nous fait une proposition inattendue : devenir son épouse et aller tous les jours nous baigner à la plage pendant qu’il cuisinera des produits de son jardin pour nous. La proposition était très tentante il faut bien l’avouer et il m’arrive encore aujourd’hui d’y repenser avec une pointe de regret.  Après cette excellente pause déjeuner, nous nous adonnons à quelques séances de luge d’été et redescendons profiter des eaux limpides du lagon et d’un superbe coucher de soleil.Ile de la reunion - coucher de soleil sur la plage 1Ile de la reunion - coucher de soleil 2

Ile de la reunion - coucher de soleil 3

Mercredi 20 Avril 2016 : Aujourd’hui nous nous lançons à la conquête du Piton de la fournaise. Ce volcan encore en activité culmine à 2632 mètres d’altitude et est plutôt assez imprévisible. A peine arrivées au point de départ de la randonnée, nous sommes déjà transportées dans des paysages lunaires et hors du temps.Ile de la reunion - paysage lunaire bis Nous entamons notre marche à l’aube, emmitouflées dans nos polaires. Ile de la reunion - randonnée piton de la fournaiseLe terrain est lézardé de petites crevasses par-ci par-là issues de coulées de lave séchées. Malheureusement, nous n’avions pas emporté dans nos bagages nos chaussures de randonnée ; ce qui ralentit un peu notre progression. Ile de la reunion - lave séchée au piton de la fournaiseIle de la reunion - chemin du piton de la fournaisePetit à petit, le soleil entame sa percée et les polaires laissent place aux T-shirts. A force de prendre de la hauteur nous terminons littéralement la tête dans les nuages ! Ile de la réunion - la tête dans les nuages bisIle de la réunion - au dessus des nuagesIle de la réunion - au sommet du piton de la fournaiseArrivées au sommet nous célébrons notre victoire en pique-niquant assises sur un rocher avec une vue imprenable qui s’offre à nous. Une fois bien reposées, nous commençons notre descente. Et alors là les choses se gâtent! Nos chevilles se tordent à plusieurs reprises en foulant le sol instable. Notre fatigue, cumulée à un repas assez light (une simple salade de carottes rapées) n’est pas pour nous aider. Ile de la reunion - en route pour le piton de la fournaiseIle de la réunion - piton de la fournaiseIle de la reunion - route vers le piton de la fournaiseHeureusement nous redescendons indemnes. Moralité, toujours prévoir un repas assez consistant quand on se lance dans une randonnée de près de 6 heures de marche (aller-retour). Autre détail assez basique mais que nous avons pourtant omis, ne surtout surtout pas oublier de se couvrir la tête. Nous avions pensé à bien nous badigeonner de crème solaire, mais avions complètement oublié d’apporter un chapeau. Cela nous a valu un magnifique coup de soleil sur le cuir chevelu les jours suivants. Un atout charme dont nous nous serions bien passées, surtout dans la phase de pelage, enfin bon je vous passe les détails 😂. Après l’effort, nous trouvons le réconfort en nous installant à la terrasse d’un café et en savourant un délicieux cocktail tout en observant le soleil, qui à présent termine sa course dans la mer.Ile re la reunion - pause cocktail

Jeudi 21 Avril 2016 : Nous quittons la terre ferme pour nous offrir une petite virée en bateau à la recherche de dauphins. Ile de la réunion - escapade en bateauNous ne tardons pas à les repérer et une folle course poursuite se met en place entre le bateau et eux. C’est aussi l’occasion pour nous de découvrir l’île sous un nouvel angle et d’apprécier ses reliefs si particuliers, ses côtes déchiquetées par endroits et sa végétation quasi omniprésente ! Ile de la réunion - duo de dauphins.jpgAprès cette petite croisière revigorante, nous nous arrêtons déjeuner au restaurant la marmite à Saint Gilles, sous les conseils de mon amie Mathilda. Ile de la réunion - la Marmite BisLe restaurant est idéalement situé, à quelques pas de la plage et propose, comme son nom l’indique, une multitude de marmites dans lesquelles mijotent de bons petits plats locaux cuits au feu de bois.

Vendredi 22 Avril 2016 : Histoire de clôturer en beauté notre séjour sur l’île intense, nous nous offrons un baptême de l’air en ULM au-dessus du cirque de Cilaos.  Souffrant du vertige, il m’a fallu un premier vol d’essai pour me jeter à l’eau enfin plutôt dans les airs 😊 Chacune notre tour, Audrey et moi nous installons à bord de l’engin pour une séance de vol d’environ une heure. Ile de la réunion - ULM au dessus du cirque de CilaosDe là-haut, la vue est absolument époustouflante. Tout en fleurtant avec les nuages, nous apercevons des petits hameaux accrochés aux flancs des falaises, complètement isolés du reste de l’île. Ile de la réunion - séance d'ULMILe de la réunion - ULMLe tour se termine en longeant les côtes de l’île, ce qui permet d’apprécier l’impressionnant camaïeu de bleu formé entre autres par le Turquoise du lagon qui se mêle au Klein de l’océan. Un spectacle saisissant ! Malheureusement une fausse manipulation réalisée sur ma go pro m’a fait effacer le film et les photos que j’avais réalisé de ce vol inoubliable ☹ Après une dernière séance de baignade, nous terminons cette journée par un diner en terasse à la Saline les Bains.

Samedi 23 Avril 2016 : Il nous reste quelques heures avant de nous rendre à l’aéroport de Saint Denis. Nous en profitons pour explorer les environs du nord de l’île. Nous passons en coup de vent à Saint Denis, déjeunons dans un petit snack au bord de la mer et filons visiter la vanilleraie de Rouloff. La visite de la plantation est très instructive. Ile de la réunion - vanilleraieIle de la Réunion - caisse de vanilleNous y découvrons que c’est un jeune esclave réunionais, Edmond Albius, qui en observant le phénomène de pollinisation de la fleur par un insecte développa une technique permettant à l’homme de reproduire le procédé de manière manuelle. Une fois la visite terminée, il est possible d’acheter de la vanille, pour un rapport qualité prix bien supérieur à ce que l’on peut trouver sur les marchés locaux. Enfin, nous nous rendons aux abords de la cascade du bassin bœuf pour un dernier moment de détente avant le départ.Ile de la Réunion - Cascade du bassin Boeuf.jpg

Je retiendrai de la réunion :

Les plus :

-la diversité des paysages

– le côté chaleureux de la population locale

– l’abondance de fruits exotiques et de petits plats locaux

Les moins :

-les distances qui, du fait de la géographie de l’île sont trompeuses et prennent plus de temps que prévu

-les cafards locaux, communément appelés cancrelats qui prenaient un malin plaisir à me terroriser en envahissant tous les soirs notre gîte et en se hissant jusque sous mon matelas.

Quoiqu’il en soit, il me reste encore de nombreux recoins à explorer sur cette île. Je pense notamment au Piton des neiges, au trou de fer et à toute la partie Est de l’île. Je compte d’ailleurs y retourner courant 2019 pour rendre visite à Audrey qui vit désormais là bas 😊

 

Trys alaus prašome : 3 jours en Lituanie

Jeudi 14/07/2016 Nous embarquons aux aurores à bord d’un avion de la compagnie aérienne low cost hongroise Wizz Air, non sans quelques péripéties pour rejoindre l’aéroport de Beauvais (merci la grève des transports !). Dès notre arrivée sur le sol lituanien nous sommes agréablement surpris par l’atmosphère singulière et chaleureuse du lieu.Vilnius- bastion - houses

Après avoir déposé nos affaires dans notre airbnb, nous partons nous balader au hasard dans les ruelles ; et rejoignons en quelques minutes le centre-ville. La journée étant plutôt pluvieuse, nous privilégions la visite de monuments architecturaux du vieux Vilnius. Nous grimpons ainsi tout en haut de la tour de la cathédrale de Vilnius ou Basilique archicathédrale Saint-Stanislas et Saint-Ladislas de Vilnius. Vilnius - cathedrale towerNous nous baladons également au sommet de la tour Gediminas, sur les vestiges de ce qui semble être un ancien château médiéval. Vilnius- Gediminas towerVilnius - Gediminas fortificationVilnius - Gediminas architectureL’entrée au sein de chaque monument est très bon marché (entre 2 et 5€/personne) et permet de contempler quelques objets historiques issus de fouilles archéologiques.

En rentrant à notre logement, nous tombons sur un petit marché local extérieur, le marché Halès et en profitons pour nous acheter de superbes chaussons en laine.          Vilnius - slippers Le soir, nous avons rendez-vous avec Raimonda, une très bonne amie lituanienne que j’ai rencontrée lors de mon Erasmus en Suède. Elle nous amène dans une petite brasserie et commande pour nous une multitude de plats locaux. Au menu : soupe rose froide à la betterave plus communément appelée « Šaltibarščiai », pommes de terre farcies au fromage, à la chair à saucisse et à la crème ainsi que des plats de viande en sauce. Vilnius - pink beetroot soup and potatoesVilnius - potatoes with cream Pas très diététique comme repas il faut l’avouer mais vraiment très bon. Mention spéciale pour la soupe de betterave qui est absolument délicieuse. Nous profitons de ce repas pour rattraper le temps perdu et savourer quelques bières, qui ne coûtent ici que quelques euros la pinte.

Vendredi 15/07/2016 : Nous décidons de visiter la République d’Uzupis, une micro-nation implantée au sein de la capitale. Pour rappel, une micro-nation représente une communauté crée par un groupement d’individus au sein d’un état reconnu et qui revendique son indépendance en tant que nation à part entière ; bien que ce statut ne lui soit pas formellement accordé par les nations officielles. Chaque micro-nation possède une identité et des caractéristiques propres.  Il en existe une soixantaine dans le monde et j’ai eu la chance au jour d’aujourd’hui d’en visiter 3, la micro-nation de « Ladonia » au nord de la Scanie en Suède, celle de Kristiania, relativement connue, à Copenhague au Danemark et enfin la République d’Uzupis en Lituanie. Vilnius - Uzupis - message on wallCette dernière est jumelée avec Montmartre et nous comprenons vite pourquoi : le quartier est une véritable œuvre d’art à lui tout seul.Vilnius - stele uzupis montmartre Fresques géantes sur les murs, objets insolites reconvertis en pots de fleurs, statues perchées à tous les coins de rues, cela vaut vraiment le détour. Vilnius - uzupis - tableauxvilnius - uzupis - boot & flowerVilnius - uzupis - statue by the riverVilnius - frescoes on wallNous nous perdons pendant quelques heures avec plaisir dans les petites ruelles avant de nous arrêter savourer un bagel dans un petit café où une cheminée crépite.Vilnius uzupis cafe poele Nous nous promenons ensuite le long de la rivière de Néris et avons le loisir d’observer la richesse architecturale des nombreuses églises qui jalonnent la ville et semblent rivaliser de beauté.  Vilnius - riveruzupis balançoireVilnius - statue mermaidVilnius - orange churchVilnius - churchVilnius - church 2Sur le chemin du retour, nous passons dans une petite ruelle très atypique où des théières de toutes les sortes sont littéralement collées au mur pour un effet des plus réussi ! Vilnius - street - wall with teapotsCette rue se trouve à l’angle de « Pilies » et de « Bernardinu ». En plus des théières, le prolongement de la rue permet d’admirer un ensemble de jolies fresques ainsi que d’autres murs sur lesquels sont accrochés toutes sortes d’objets et statues. UzupisVilnius - street - wall with artefactsVilnius - street - perspectiveNous rejoignons ensuite Raimonda pour notre seconde soirée. Elle nous fait découvrir un café-bar à ciel ouvert où se réuni la jeunesse lituanienne les soirs d’été. L’endroit est vraiment très sympathique et branché, mais également cosy avec ses petites lanternes et ses lampions.            Vilnius - bar outside

Samedi 16/07/2016 : Nous nous levons tôt et nous rendons à la station d’autobus de Vilnius et embarquons en direction de Trakai que nous rejoignons en moins de 45 minutes de route (à peine 2 euros le ticket/personne). Trakai - statueAprès 2 kilomètres de marche nous atteignons le magnifique Château de Trakai situé sur une petite île au sein d’un lac de Galvé. Il constitue d’ailleurs le seul château d’Europe de l’Est situé sur une île et en fait la fierté des Lituaniens. L’endroit est vraiment magique et le bâtiment est d’une couleur très particulière pour un château : orange, ce qui le fait très bien ressortir avec le bleu-vert du lac ! Trakai - Castle lakeIl a pendant longtemps contribué au rayonnement politique du pays en servant de lieu de villégiature des ducs avant d’être successivement reconverti en prison pour la noblesse lituanienne ainsi qu’en musée. Pour le rejoindre on peut soit monter à bord de petits bateaux qui font la navette, soit emprunter le pont construit à cet effet. Trakai - Castle bridgeNous optons pour le pont, nous laissant le loisir de tester le bateau l’après-midi. Nous passons ainsi une bonne partie de la matinée à visiter les salles du château avec leur beau mobilier et leurs collections d’objets anciens permettant de mieux comprendre le mode de vie des lituaniens aux siècles derniers.

Trakai - Castle viewTrakai - Castle fortificationsTrakai - Castle artefactsTrakai - Castle pipes Nous nous arrêtons ensuite déjeuner: au menu poisson frais et bières locales dégustés sur un3 terrasse au bord du lac, avec une vue imprenable sur le château!Trakai - beer.jpgPour la digestion, nous décidons de nous renseigner sur les tarifs des croisières en bateau. En effet, hormis le château, Trakai et son lac offrent plusieurs activités nautiques aux visiteurs. Nous optons pour un tour en voilier et avons la chance d’avoir le bateau pour nous tous seul ! Trakai - boatNotre pilote, se converti avec plaisir en guide local et agrémente la ballade de commentaires historiques et culturels sur la ville. Nous avons vraiment passé un agréable moment en sa compagnie sur le voilier et le tout pour la modique somme de 14 € les 40 minutes.Trakai - Boat - Castle Avant de prendre le bus du retour, nous profitons d’une dernière ballade le long du lac et nous arrêtons faire une sieste à la lisière d’un bosquet où quelques barques reposent au bord de l’eau. Trakai- boatLe soir venu, rentrés sur la capitale, Raimonda nous fait découvrir un bar caché : l’Alaus Biblioteka qui prend l’apparence d’une bibliothèque, qui aurait cependant troqué ses livres contre des bouteilles de bière. Vilnius - bar with beersEn effet, les étagères de ce bar regorgent d’une collection impressionnante de bières : des artisanales, des blondes, des brunes, des rousses il y en a vraiment pour tous les goûts !  Raimonda en profite pour me faire pratiquer la seule phrase que je connaisse en lituanien : « Trys alaus prašome » qui signifie : « Trois bières s’il-vous-plaît ! »

Dimanche 17/07/2016 : Derniers instants à Vilnius avant de rejoindre la grisaille Parisienne. Nous arborons les alentours du Bastide des remparts de vilnius, d’anciennes fortifications qui servaient à protéger les habitants des attaques ennemies et profitons de la vue en hauteur qu’il offre sur la ville.Vilnius - Bastion - rightVilnius - bastion - left Nous nous dirigeons ensuite tranquillement en direction du palais présidentiel. Raimonda nous y attend et nous fait découvrir à distance (nous n’avons bien évidement pas le droit d’y pénétrer) ses bâtiments avec ses beaux jardins attenants.Vilnius - Parliament house Nous continuons notre ballade par la visite de la magnifique université de Vilnius qui date du 16 ème siècle et grimpons tout en haut de la « Bell Tower » qui nous permet de profiter d’une très belle vue panoramique sur les toits de la ville et d’admirer un très beau pendule. Vilnius - Bell Tower viewVilnius - Bell Tower - clockNous avons à peine le temps de prendre un café qu’il est déjà temps pour nous de rejoindre l’aéroport.

Je garde un très bon souvenir de la Lituanie et y retournerai avec plaisir. Vilnius est une ville qui regorge de petites ruelles très charmantes et d’églises magnifiques. On y mange très bien et pour un bon rapport qualité prix. Enfin, les entrées dans les musées etles visies des monuments de la ville restent très abordables.Vilnius - garden wihtin church

Bergen la magnifique

Bergen est la 2ème ville de Norvège et jouit d’un cadre exceptionnel. Située sur la côte sud-ouest du pays, elle est nichée au creux de la chaine de montagne des Alpes Scandinaves et fait face à la mer du nord. Ancienne cité médiévale au passé commercial fleurissant, sa position géographique a su la préserver des attaques ennemies et a permis de conserver une grande partie de son patrimoine historique. Entourée par pas moins de 7 montagnes : le Mont Fløyen (le plus connu), le mont Ulriken (le plus élevé) et les monts Løvstakken, Damsgårdsfjellet, Blåmanen, Rundemanen et Gravdalsfjellet (prononcera qui pourra) ; cette cité portuaire est également connue sous le nom de « ville aux 7 collines ». BryggenL’incroyable proximité et l’harmonie qui y règne entre mer et montagne est renforcée par la présence de nombreux et majestueux Fjords bordant la baie et qui peuvent se découvrir à pieds ou en bateau. Amoureux de la nature et des endroits bucoliques prenez garde, vous risquerez bien de succomber au charme fou de cette petite ville de caractère !Bergen city centerVille natale du célèbre compositeur Edvard Grieg, et des plus mystiques et énigmatiques Trolls de comptes pour enfants, Bergen n’est pas seulement une localité que l’on apprécie pour ses paysages, mais également pour son héritage culturel riche et varié.bergen (L)

>Quand s’y rendre : J’y suis personnellement allée au printemps et je pense qu’il constitue avec l’automne la meilleure saison pour visiter la ville.

  • Au printemps le beau temps revient, les jours rallongent, la neige fond et les touristes ne sont pas encore trop nombreux à se bousculer dans les rues
  • L’automne est la saison idéale pour admirer les jeux de couleurs sur les collines quand les feuilles commencent à prendre des tons jaunes et orangers ; et avec un peu de chance vous bénéficierez de l’été indien et de ses températures clémentes.
  • En été, vous aurez l’occasion de découvrir le soleil du minuit, quand le jour semble vouloir s’éterniser et pourrez profiter de toutes les activités nautiques de la baie. Cependant, les prix seront plus élevés, les logements plus difficiles à trouver et les rues plus bondées.
  • En hiver, la ville doit être renversante prise dans les glaces et recouverte d’une pellicule blanche mais les sorties pour arpenter les rues deviennent alors plus périlleuses et certaines activités comme les tours en bateaux dans les fjords ne sont pas garanties
  • Enfin et non des moindre, il faut savoir que la pluviométrie à Bergen bat tous les records. La bretagne à côté c’est carrément Saint Tropez ! Je me rends compte que j’ai eu extrêmement de chance d’avoir un magnifique ciel bleu pendant mon séjour. Etant donné que la pluie n’est pas tellement un élément qui se prévoit longtemps à l’avance et que les prévisions météorologiques changent très rapidement, le mieux est de vous munir en conséquence : imperméable, chaussures étanches, parapluie et j’en passe pour pallier à toute éventualité. Si cela peut vous être utile vous trouverez ici un lien vers un indicateur de la pluviométrie à Bergen en fonction des mois de l’année.norwegian flag

>Comment s’y rendre :

  • En avion depuis Paris. La compagnie Norwegian est l’une des seules si ce n’est la seule à proposer des vols directs à des horaires décents et des tarifs très attractifs. Je suis partie avec eux pendant le pont du 1 er Mai et j’avais payé mes billets environ 120 € A/R.
  • En train depuis Tromso, Stavanger, Oslo : cf ce site (personnellement jamais testé mais il s’agit pour sûr d’un système ferroviaire de très bonne qualité avec des wagons tout confort).
  • En bateau depuis les villes aux alentours telles que Stavanger. Ps : Bergen est l’un des points de départ/d’arrivée des célèbres croisières de l’Hurtigruten. Bergen HurtigrutenCe bateau brise-glace historique était le seul moyen de transport permettant de rejoindre les villes septentrionales à l’extrême nord du pays (comme Kirkenes ou Tromsø) pendant la saison des neiges pour leur apporter provisions et lecture. Il est aujourd’hui reconverti en bateau de croisière sillonnant le pays dans toute sa longueur.

>Que faire/visiter :

Ø  Faire une excursion en bateau dans les Fjords : tout simplement un incontournable !  Plusieurs parcours de plusieurs durées sont possibles. Pour plus d’informations sur les horaires, tarifs et circuits rendez-vous dans l’office de tourisme située sur le port au Strandgaten 3, 5012 Bergen ou directement sur leur site internet.Lors de mon séjour là-bas, j’avais fait l’excursion Bergen – Mostraumen de 3 heures qui m’avait absolument conquise.Fjord Bergenbergen fjord fjordBergen tour des fjordsUn conseil : prévoyez k-way, écharpe, gants et manteaux pendant la ballade car il y a souvent beaucoup de vent et même s’il ne pleut pas vous n’êtes pas à l’abris de vous faire arroser par les vagues.

Ø  Gravir le mont Ulriken (643 mètres d’altitude) : Selon votre goût plus ou moins prononcé pour l’effort, votre budget et le temps dont vous disposez sur place, sachez que vous avez 2 façons différentes d’atteindre le sommet : à pieds (comptez 4 bonnes heures de marche sur un chemin relativement sinueux) ou en prenant le téléphérique  (environ 200 NOK l’aller-retour soit 20€). téléphérique et parapenteTout en haut, vous trouverez un restaurant d’altitude (avec des prix assez élevés) et plusieurs chemins de randonnées pour se rendre auprès des divers petits cottages traditionnels aux couleurs emblématiques rouges ou jaunes disséminés çà et là dans la montagne. petit cottageLe moment idéal pour y aller est juste avant le coucher de soleil pour profiter de la vue et voir le soleil disparaitre dans les fjords.view from top of moutain Bergen Si comme moi vous y allez en Mai, vous aurez peut-être l’occasion d’observer la fonte des dernières neiges. fonte des neiges BergenLes amateurs de sensations fortes pourront s’adonner à des sessions de vols en parapente et de nombreux chemins de randonnées raviront les amoureux de marche en pleine nature.Bergen viewBergen rando

Ø  Admirer la vue sur la baie depuis le sommet du mont Fløyen (320 mètres d’altitude) accessible depuis le funiculaire de Fløibanen (tarif 90 NOK aller-retour i.e environ 9,50 €). Pour cela, il faut se rendre dans le quartier de Strangehagen où les maisons semblent littéralement accrochées à la pente pour des superbes effets d’optiques.Bergen quartier        effets d'optique bergen.jpgJe vous conseille de vous y arrêter quelques minutes pour profiter de la vue sur le port et sur les toits de la ville.toits de Bergen En haut du funiculaire, le panorama est tout simplement renversant. Bergen vue panoramiqueUne fois sur place, vous pouvez également visiter les bois environnants et contempler les statues de trolls qui s’y cachent.troll Bergen V2.JPGBergen Trolls

Ø  Visiter le vieux quartier de Bryggen : Derniers vestiges du passé commercial fleurissant de la ligue hanséatique au 12ème siècle, Bryggen est constitué d’un ensemble de vieilles bâtisses en bois où résidait une colonie de marchands allemands qui vivaient du négoce de poissons et plus particulièrement de la morue salée pêchée au nord du pays.Bergen harbour Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, ce quartier est accessible librement (aucun droit d’entrée). Plusieurs incendies successifs ont malheureusement détruit les habitations d’époque qui ont été reconstruites à l’identique et témoignent d’un art de vivre ancestral.Bryggen wooden housesBryggen old housebryggen bis

Ø  Respirer les effluves de baleines dans le fishmarkey (marché au poisson : Bien que relativement touristique et pratiquant des tarifs très élevés, une visite du marché au poisson vous permettra d’appréhender la richesse de la faune aquatique norvégienne.bergen fish market Saumon, merlan, baleine vous y trouverez de nombreuses espèces de poissons.  N.b : La Norvège ne faisant pas partie de l’union Européenne, la chasse à la baleine y est autorisée bien que des quotas soient imposés.

Ø  Flâner du côté du quartier universitaire : université BergenLégèrement plus excentré au sud de la ville, il se situe aux environs du musée d’histoire naturelle, d’une grande église « Johanneskirken » et de l’école de musique créée en mémoire d’Edvard Grieg (souvenez-vous ce célèbre musicien originaire de Bergen).Eglise Ce quartier regorge de petites ruelles pavées où de jolies maisons fleuries et appartements au style classique contrastent des architectures plus modernes. Bergen UniversityC’est également un spot idéal pour prendre un peu de hauteur et observer la ville d’un nouvel angle.

Ø  Visiter le musée Hanséatique (Det Hanseatiske) : Située dans le quartier de Bryggen (cf plus haut dans mes recommandations), ce musée montre le mode de vie des marchands allemands de passage à Bergen pour le commerce de la morue. Moyennant le prix d’entrée (entre 100 et 160 NOK/ 10 et 16€ en fonction des saisons) vous pourrez visiter l’intérieur de la dernière bâtisse d’époque qui a survécu aux incendies et découvrir les techniques de salage et de conservation du poisson pratiquées à l’époque. musse bergenmusée Bergen bissalage de poisson       Le ticket d’entrée permet également d’accéder à une grande salle à manger située près de l’église Sainte Marie où se regroupaient les marchands pour diner et qui servait également de salle de classe. Une très belle visite historique sachant que Brygen constitue le dernier socle de l’empire commercial hanséatique, tous les autres ports d’époque ayant disparus. Ps : pour information le musée est fermé l’hiver.

Ø  Passer devant la tour Rosenkrantz qui représente l’un des derniers vestiges médiévaux de la ville. Construite en 1261, elle ressemble à un donjon et servait certainement de tour de contrôle pour protéger la ville des attaques maritimes.Donjon bis Bergendonjon Bergen

>Où manger et surtout de quoi se nourrir :

 Je ne prétends pas connaitre les meilleures adresses mais je peux vous recommander les quelques-unes que j’ai faites et qui m’ont plu. Petit conseil : pensez à réserver votre table pour éviter toute déconvenue !

Ø  Naboen : Le premier restaurant que nous avons testé sur place, ambiance pub au sous-sol avec une population plutôt jeune. Je me suis laissée tenter par la soupe de betterave au fromage de chèvre et le roll up de renne. Environ 35/40€/personne (entrée + plat ou plat + dessert)

Ø  Zupperia: (littéralement en face de Naboen!) il ne s’agit pas d’un restaurant typiquement Norvégien puisque vous y trouverez toutes sortes de plats classiques comme des entrecôtes, ou du poulet aux légumes et d’autres plus exotiques comme les soupes thailandaises. Cependant, la carte dispose de quelques plats à base de produits locaux : renne ou encore saumon.  Et alors là, mention très très très spéciale pour le saumon au four qui est tout simplement le meilleur saumon que j’ai mangé de toute ma vie (sans exagération aucune).Saumon au four BERGEN  Compter environ 30€/personne pour un repas (plat + boisson ou plat + dessert).

Ø  Pinvingen : qui fait plus office de petit repère de norvégiens où les plats à la carte sont tous locaux. Nous avions opté pour une sorte de parmentier de morue aux lardons; très bon quoiqu’un peu salé. food 1                                             Les amateurs de kotbullars (boulettes de viande scandinaves) ne resteront pas en reste non plus. Concernant les prix, je ne m’en souviens plus exactement mais de mémoire ils étaient corrects pour la Norvège (dans les 25/30 € le plat).

Ø  Bryggeloftet og stuene : son emplacement idéal (au niveau de Bryggen) et son intérieur tout en boiserie avec de jolis tableaux en font un endroit cosy bien que rustique ; très sympa même si les prix sont élevés. Nous y sommes allées le dernier jour pour notre dernier repas afin d’écouler notre trop plein de couronnes Norvégiennes (nous avions clairement retiré trop d’argent), sans quoi je ne pense pas que nous l’aurions testé. J’ai pu y savourer de la baleine préparée avec quelques airelles : un délice !baleine Bergen

>Où Dormir :

Comme la plupart des villes d’Europe un tant soit peu touristiques, plusieurs options s’offrent à vous concernant le logement : hôtel, airbnb, bed & breakfast etc. Petit conseil d’amie privilégiez absolument un hébergement en centre-ville et non en périphérie comme j’ai pu le faire. Les prix en plein centre sont certes légèrement plus chers mais au final vous économiserez de l’argent car vous n’aurez pas à payer les tickets de bus à la journée qui coûtent quand même la modique somme de 20€ pour environ un bus toutes les demi-heures. Vous aurez ainsi l’occasion d’avoir toutes les attractions à portée de main et de pouvoir parcourir la ville à pieds sans être dépendants des horaires des bus pour pouvoir rentrer le soir.bergen statue vikking

Escale à Porto

Profitant des traditionnels ponts du mois de Mai nous sommes partis en escapade de 4 jours avec mon copain dans la ville de Porto au Portugal. POrto - view of portoPorto est la seconde agglomération du pays, après la capitale Lisbonne. Surplombant le fleuve du Douro, elle est notamment réputée pour ses vignobles et caves à vin du même nom. C’est également une cité portuaire colorée et animée avec ses fresques géantes, ses murs recouverts d’azulejos (carreaux de faïence décorés) et ses façades colorées.porto - place Porto - EglisePour la petite anecdote, c’est ici que la célèbre écrivain J.K. Rowling ; auteure des romans d’Harry Potter ; a vécu et enseigné, et a puisé son inspiration à de nombreux égards pour ses livres.

 Côté questions pratiques, le climat à Porto est très doux toute l’année et la ville offre un très bon rapport qualité-prix aussi bien pour les logements que pour les activités touristiques et la restauration. Enfin, en dépit d’une offre de transports en commun correcte (bus, trains, tramways) il est tout à fait possible de s’y déplacer à pied uniquement ; même s’il est judicieux de vous prévenir que vos cuisses et mollets seront mis à rude épreuve étant donné que la ville est érigée en hauteur et que ses ruelles sont donc très inclinées et pentues.porto - on the top of portoConcernant les indispensables à voir/faire dans la ville ; une ballade dans le quartier de la Ribeira s’impose. Il s’agit du plus vieux quartier de Porto, rempli de maisons colorées, de ruelles pavées, de marchés extérieurs et de cafés et restaurants familiaux. Un véritable petit havre de paix.Porto - RiberaJe vous recommande également de profiter de la vue qu’offre la traversée du pont Dom Luis suivi d’une séance de visite et dégustation au sein de l’une des nombreuses caves à vin. De notre côté, nous avions opté pour « Offley » mais la plus célèbre reste sans nul doute « Sandeman ». porto - tour en bateauPorto - wine testing - OffleyIl est également possible de parcourir une partie d’El Douro en bateau et d’admirer les nombreux ponts qui relient les deux rives de la ville et dont certains ont été réalisés par Gustave Eiffel en personne. Une manière originale de découvrir la ville sous un nouvel angle !Porto - excursion bateauLe marché couvert est lui-aussi un incontournable avec ces nombreux étals : fleurs,poissons dont le fameux bacalhau séché (morue), fruits et légumes, artisanat local et bien évidemment pâtisseries avec les célèbres pasteis de nata : un régal!Porto - HallesPOrto - halles - moruePorto - Halles - vêtementsSi comme moi vous êtes fan de l’univers d’Harry Potter alors n’hésitez pas à franchir les portes de la librairie Lello (moyennant quelques euros tout de même) pour venir admirer l’architecture de son incroyable façade néogothique datant du 20ème siècle. Au sein de cette cathédrale dédiée à la lecture vous trouverez, en plus d’une très grande variété d’ouvrages accessibles dans diverses langues ; une magnifique collection de vitraux. Le double escalier circulaire boisé au centre de la pièce ne passera pas inaperçu et vous plongera, certainement, dans l’univers magique de Poudlard et de ses escaliers qui n’en font qu’à leur tête. Porto - librairie Lello                    L’ambiance générale du lieu fait penser à la boutique d’Ollivander sur le chemin de traverse avec ses ustensiles empilés dans tous les sens et ses boiseries très travaillées. On comprend facilement comment l’essence de cette librairie a inspiré l’écrivain pour ses romans à succès.

Autre endroit phare dans lequel venait se calfeutrer J.K. Rowling pour rédiger les aventures de son apprenti sorcier préféré : le café « Majestic ». cafe majestic - portoL’endroit est en effet propice pour laisser libre cours à son imagination et à sa créativité avec ses imposants lustres de cristal, son carrelage marbré, ses moulures et sculptures néo-classiques et ses portes boisées. Nous avons adoré nous y arrêter le temps d’une pause café.porto - cafeUn détour par la gare centrale vous permettra de contempler les nombreux azulejos ; carreaux de faïence peints ; recouvrant ses murs et représentant des scènes de guerre. porto - gare centraleporto - gare - clockSi vous restez plus de 3 jours à Porto laissez-vous tenter par une excursion à la journée dans les villes voisines telles que Guimaraes ; très bien desservie en train (environ un départ toutes les heures). Ses petites places centrales fleuries à proximité de vieux vestiges ; ainsi que les restes de son château fort sauront vous séduire à coup sûr comme cela a été le cas pour nous !Porto - Guimaraes - placePorto- Guimaraes - central placePorto - Guimaraes castleEnfin, rien de tel qu’une journée détente à la plage pour prendre un bon bol d’air frais. Pour cela, il vous suffit de prendre le bus longeant la côte depuis la Ribera. Attention cependant, il s’agit ici de l’atlantique donc la température de l’eau risque d’en décourager plus d’un. Porto - PlageAprès une bonne séance de bronzage ou de baignade pour les plus braves, vous pourrez déguster d’excellents poissons ou fruits de mer fraichement pêchés et préparés sous vos yeux au sein de petits restaurants de plage ; et ce à prix imbattable !        

POrto - fish                 Un repas que j’ai testé et dûment approuvé !  

 

Monténégro: entre terre, ciel et mer

Laissez-moi vous parler d’un petit pays encore peu connu et qui, pourtant, je n’en doute pas, deviendra d’ici peu une destination touristique phare en Europe à l’instar de sa voisine la Croatie. Un pays européen au sein duquel le coût de la vie est faible et la population locale incroyablement chaleureuse et accueillante. Un pays à peine plus grand que la Corse et qui pourtant regroupe 5 parcs nationaux différents sur tout son territoire. Un pays qui offre une incroyable diversité de paysages ; où forêts, chaînes de montagnes et plages cristallines se côtoient en parfaite harmonie. Ce pays c’est le Monténégro et il figure dans le top 3 de mes destinations préférées en Europe (juste après la Slovénie et la Norvège). Et si vous délaissiez ; le temps d’une lecture, la côte méditerranéenne surfaite et surpeuplée pour venir découvrir les merveilles de l’adriatique ? Je vous embarque à la découverte d’une partie de la péninsule Balkanique : un périple de 10 jours en sac à dos à travers le Monténégro !  bouches de kotor bis - Montenegro

07/09/2017 : Arrivée à l’aéroport de Tivat. Nous commençons notre séjour à pieds avec nos sacs sur le dos pour tenter de trouver l’arrêt de bus situé à quelques kilomètres de l’aéroport. Après quelques allers et retours nous finissons par le repérer (derrière un centre commercial). Nous montons à bord de notre premier bus de la matinée direction Budva. Nous enchainons ensuite deux autres bus pour rejoindre la petite bourgade de Virpazar, point de départ des nombreux sentiers et circuits à travers la région des lacs. Nous arrivons sur place à 13h et nous ruons sur la brasserie de notre hôtel (hôtel Pelican). Installés sur la terrasse, nous engloutissons notre repas composé de bruscettas accompagnées d’une bière locale. Le propriétaire de l’hôtel, très hospitalier, nous offre en guise de cadeau de bienvenu un sachet de thé à la sauge ainsi qu’une part de gâteau local. Une fois bien repus, nous partons ensuite faire une excursion de 3 heures en bateau sur le lac de Skadar. Zabljack - Montenegro bisL’endroit est sauvage et préservé ; un véritable écrin de verdure loin de l’agitation des grandes villes. Le lac de Skadar constitue l’une des plus grandes réserves aviaires d’Europe. On y trouve plus d’une centaine d’espèces d’oiseaux qu’il est possible d’observer dans leur habitat naturel. birds on Zabljack - MontenegroC’est aussi le plus grand lac de la péninsule balkanique qui sert de délimitation entre l’Albanie et le Monténégro (la frontière se situe en plein milieu du lac!). La partie monténégrine du site est décrétée par national et de ce fait, est très bien protégée. Nous progressons donc pendant plusieurs heures à travers une nuée de nénuphars et avons le loisir d’admirer de vieilles ruines, vestiges d’anciennes forteresses ainsi que les monts environnants dont les arbres se parent d’orange et de rouge à l’approche de l’automne. Un spectacle magnifique ! Nénuphars - Zabljack - MontenegroZabljack - autumn - MontenegroMQ - Zabljack - MontenegroNous profitons ensuite des derniers rayons du soleil pour visiter le petit port de pêcheurs de Virpazar et dînons dans un vieux bateau en bois reconverti en restaurant : le Boat Silistria. Au menu : des truites pêchées dans le lac accompagnées de petits légumes, un régal !Virpazar - Montenegro

08/09/2017 : Nous nous réveillons sous une pluie battante rendant impossible toute sortie. Le propriétaire de l’hôtel, attristé par la météo, nous offre généreusement le petit déjeuner sous forme de brunch. Nous rencontrons à table un couple de suisses, Daniel et Lisa, qui nous invitent à les rejoindre le soir pour une séance de dégustation de vin (wine tasting) organisée par leur résidence. Petit à petit, au fur et à mesure que notre déjeuner s’achève, le mauvais temps se dissipe et laisse place à un superbe soleil. Nous en profitons pour nous balader autour du vieux château de Virpazar et faisons route vers Godinje, un village voisin offrant une superbe vue sur le lac. castle Zabljack - MontenegroZabljack - Montenegroview on Skadar Lake - MontenegroL’endroit est très mignon. Nous rentrons ensuite à Virpazar rejoindre Daniel et Lisa avec qui nous dégustons de superbes vins (surtout les rouges) produits localement par le gérant de la résidence. Nous passons une excellente soirée en leur compagnie et savourons des produits régionaux (fromages, jambon, carpe fumée etc). Nous décidons d’offrir une bouteille à nos nouveaux amis pour les remercier de cet accueil chaleureux et en commandons également une pour le reste de notre séjour.

09/09/2017 : Nous nous réveillons de nouveau sous les averses qui semblent cette fois-ci incessantes et anéantissent nos projets initiaux de visiter la vieille ville de Stari Bar située à une vingtaine de kilomètres de là. Après le déjeuner, nous décidons donc de rejoindre la capitale Podgorica que nous n’étions censés rejoindre que dans la soirée. Un bus complètement vide s’arrête sur le bas-côté de la route et nous emmène à la capitale pour une bouchée de pain. Nous déposons nos affaires dans notre super hôtel (« Hôtel Podgorica ») et partons explorer la ville. Nous commençons par les ruines longeant le fleuve face à notre hôtel et rejoignons ensuite la vieille ville (du moins ce qu’il en reste, c’est-à-dire pas grand-chose) avant de subir une nouvelle grosse averse. Podgorica - MontenegroNous nous abritons sous la terrasse couverte d’un café et passons le reste de l’après-midi à regarder un match de foot diffusé dans le bar. Nous rentrons ensuite dîner à l’hôtel. Je trouve personnellement que Podgorica n’a aucun attrait touristique il s’agit d’une ville industrielle.Old Town Podgorica - Montenegro Si vous souhaitez vous rendre au Monténégro un jour ne perdez pas une journée à la visiter, passer votre chemin ou servez-vous de cette ville comme d’un hub pour bénéficier des nombreuses lignes de bus et connexions qu’elle offre.

10/09/2017 : Réveil à 5h du matin, nous prenons un taxi pour rejoindre les lignes de bus (2€ la course seulement) et embarquons à bord de notre bus en direction de la ville de Zabljak située au pied du parc national du Durmitor. Après un trajet de 3h30 sur les routes de montagnes nous atteignons enfin Zabljak, nichée au cœur du parc national du Durmitor. Nous faisons quelques courses en vitesse pour nous préparer des sandwiches, déposons nos affaires à l’auberge de jeunesse (Durmitor paradise) et préparons des sandwiches à la hâte avant de partir en randonnée à la découverte du majestueux lac noir situé à 3 kilomètres. Pour cela, il nous faut nous enfoncer à travers l’épaisse forêt du parc. A notre arrivée, un spectacle s’offre à nous: un double lac d’une eau translucide entouré par un écrin de verdure et quelques monts en arrière-plan. Black Lake - MontenegroDes barques de couleurs flottent à la surface et permettent de faire le tour du lac ( 8 euros). On se croirait l’espace d’un instant dans les grands espaces canadiens! Le calme et la tranquillité y sont maîtres et nous sommes quasiment les seuls sur place. Nous mangeons nos sandwiches en contemplant le paysage et décidons de parcourir le lac à pied (compter une heure et demie de marche). Depuis le lac, de nombreuses randonnées sont possibles via des chemins balisés. Compte-tenu de l’heure; nous ne pouvions nous lancer dans une grande randonnée de 6/8 heures aller-retour et avons opté à la place pour une petite randonnée d’une heure et demi en direction du lac de Zminje (zminje jezero). Cette randonnée s’effectue dans la forêt et débouche sur un petit lac vert ressemblant un peu à un marécage. Ce lac est beaucoup moins impressionnant que le lac noir donc je vous conseille plutôt, si vous avez le temps bien sûr, de faire les autres circuits disponibles. En chemin, nous croisons des vaches en liberté en pleine forêt et quelques maisons à priori abandonnées. Une fois notre circuit terminé, nous retournons sur le lac noir et profitons des derniers instants de soleil pour nous reposer. durmitor black lake - MontenegroNous décidons ensuite d’aller boire une bière au Zlatni Papagaj, petit bar- restaurant pittoresques et chaleureux et rentrons ensuite nous préparer un bon repas à l’auberge.

11/09/2017: C’est le moment de parcourir un bout de la rivière de Tara en rafting et de découvrir le deuxième plus grand canyon immergé au monde! Nous pagayons pendant près de 3 heures en plein soleil dans une eau bleu-vert et admirons la grandeur du canyon au-dessus de nos têtes. Nous nous sentons vraiment tous petits en particulier lorsque nous passons sous le pont « Đurđevića ». Tara River - Montenegro.jpgLe parcours en rafting est relativement facile pendant la période estivale (juillet-septembre) avec quelques rapides très accessibles mais peut devenir très complexe en avril-mai du fait de la fonte des neiges. Durant l’excursion, des arrêts sont prévus pour observer des cascades et réaliser quelques plongeons pour les plus courageux (l’eau est très très froide même en été !). Si vous restez plusieurs jours au Durmitor je pense que cette balade est vraiment un « must-do » qui vous permettra de profiter du parc national sous un autre angle. Apres l’effort, nous trouvons le réconfort en dégustant quelques poissons face au canyon (repas compris dans l’excursion). Si vous souhaitez réaliser cette activité, vous pourrez la réserver au sein des diverses agences au centre-ville de Zabljak ou vous arranger avec vos auberges de jeunesses/hôtels. Veillez cependant à vérifier qu’il s’agisse de compagnies agrées et certifiées et que le nombre de passagers maximum sur le raft soit bien respecté (ce qui n’était pas notre cas: nous étions 12 sur un raft de 9 places…). Nous rentrons ensuite à l’auberge lessivés et passons la fin de l’après-midi emmitouflés dans un plaid à regarder des dessins animés pendant qu’une pluie battante s’abat dehors (nb: la météo est assez imprévisible et changeante au Monténegro et encore plus dans les régions montagneuses, il vaut mieux être prévenu).Nous profitons d’une petite éclaircie pour diner un excellent plateau de charcuterie et de fromages locaux dans le bar « Oro » au décor de petit chalet en bois.

12/09/2017: Nous finissons de packer nos sacs à dos, négocions avec l’auberge pour les laisser à la réception jusqu’au milieu de l’après-midi et partons à l’aventure à la conquête du mont Čardak à 1400 mètres d’altitude. Nous parcourons les petits sentiers longeant les grandes plaines et les champs avec une vue imprenable sur les montagnes aux alentours.Durmitor - Montenegrodurmitor national Park - Montenegro Nous tentons ensuite de rejoindre un autre mont: Čarkova kosa mais les nuages noirs dans le ciel nous en dissuadent et nous préférons rentrer en ville. Sur notre chemin du retour nous sommes suivis pendant plusieurs heures par un chien qui semble nous indiquer la route à suivre. Nous rentrons en ville juste avant que l’averse ne tombe. Nous retournons au Zlatni Papagaj, notre QG à Zabljak, nous réchauffer autour d’un chocolat chaud et d’une bonne pizza (environs 6/7 euros). Nous récupérons ensuite nos affaires et attendons notre bus pour Kotor qui ne viendra pas! (Le système de bus peut être aléatoire au montenegro, là-dessus il faut également être prévenu). Une fois assurés que le prochain et dernier bus de la journée pour Kotor marquera bien l’arrêt à Zabljak, nous profitons du peu de temps libre devant nous pour nous balader en bordure de ville et prendre quelques photos. Nous embarquons ensuite dans un bus quasiment vide qui mettra plus de 4 heures pour relier Zabljak à Kotor, routes de montagnes obligent! Arrivés à Kotor nous rejoignons notre air bnb et allons directement nous coucher.

13/09/2017 : Nous flânons une petite heure dans le vieux centre-ville de Kotor, absolument charmant avec ces ruelles en pierre qui partent dans tous les sens, et partons à la conquête des mythiques remparts de la ville. Kotor - MonténégroPour info il y a deux façons de rejoindre les remparts : via un escalier comptant environ 1200 marches (très touristique et donc très fréquenté) ou via un chemin comptant une trentaine de grands lacets (très peu connu et qui permet d’avoir une très belle perspective du site).serpentine road - Kotor - Montenegro Nous optons pour les lacets et arrivons en haut en sueur. Peu importe, la vue est si belle et le paysage grandiose : des flancs de montages qui se jettent dans la mer rien que ça ! Kotor Bay - MontenegroBien que cela y ressemble beaucoup, on ne peut pas qualifier ce paysage de fjord puisqu’il n’est pas issu de glaciers comme c’est le cas en Norvège par exemple. Il s’agit en réalité d’un canyon immergé. En tout cas, on comprend facilement pourquoi ce site est classé et protégé par l’UNESCO !

Pour le chemin du retour, nous optons pour les escaliers (beaucoup plus facile dans la descente !). Une fois en bas, nous profitons d’un repos bien mérité sur une petite plage. L’eau est un peu froide mais cela nous semble tellement irréel de nous baigner dans la mer et d’avoir en simultané vue sur les montagnes. Qui plus est, l’eau est transparente et laisse entrevoir une multitude de petits poissons. La nuit tombe rapidement (du fait des montagnes environnantes) et nous rentrons manger dans notre logement qui donne face aux remparts. Ces dernières s’illuminent la nuit pour le bonheur des yeux.

14/09/10 : Nous avons rendez-vous pour la journée avec un guide privé qui nous embarque dans sa voiture pour nous faire découvrir le parc national du Lovcen. Il s’agit du massif montagneux monténégrin. La route y menant est impressionnantes : près de 32 lacets abruptes. Plus nous prenons de la hauteur plus nous avons une vue imprenable sur les bouches de Kotor. Bouches de Kotor - MonténégroUne fois tout en haut nous rejoignons le mausolée construit à la mémoire de Petar II Petrovic-Njegos, figure emblématique du pays, à la fois philosophe, homme politique et écrivain. C’est le second point culminant du massif. De là, on peut entrevoir 50% de tout le pays. Nous apercevons ainsi la région des lacs où nous étions quelques jours auparavant et les côtes italiennes ! Encore un beau panorama de plus à rajouter ànotre collection ! Lovcen national park bis - montenegroEn redescendant nous nous arrêtons faire une dégustation de vin et de fromages locaux absolument délicieux et testons un alcool local à base de cerise. En bref: encore une journée absolument parfaite passée au Monténégro !

15/09/10 : Nous prenons le bus en direction d’un village voisin, celui de Perast. Il s’agit d’un adorable petit village en face du chenal le plus étroit des bouches. Perast bis - MontenegroAu large de Perast se trouvent deux îlots connus : l’île aux morts qui abrite le monastère Saint-Georges et l’île artificielle de Notre-Dame-Du-Rocher. Toutes deux sont accessibles en bateaux-navettes.Perast Island - Montenegro Nous visitons Notre-Dame-Du-Sauveur et déjeunons sur une terrasse face à la mer et aux montagnes. Nous arpentons ensuite les ruelles de la ville et admirons le clocher de l’église, haut de 55 mètres avant de piquer une tête dans les eaux translucides de l’adriatique.

clocher de Perast - Montenegro

Je suis complètement tombée sous le charme de Perast. J’aime sa vue, son positionnement, ses petites criques, ses restaurants. J’y retournerai c’est sûr !Perast old town - Montenegroisland in Perast - Montenegro

16/09/2017: Aujourd’hui nous partons à la découverte de la baie de kotor en kayak de mer; que nous avons loué pour la journée. Nous alternons efforts intenses et petites pauses baignades au sein des diverses criques que nous longeons. Par peur d’abîmer mon appareil photo je n’ai malheureusement aucune photo de cette journée à vous partager mais je vous garantit que nous en avons pris plein les yeux ce jour là, et aussi plein les bras (au total pas loin de 10 kilomètres parcourus à la seule force des biceps et des triceps, le courant étant ici quasiment inexistant)

17/09/17 : Dernière journée au Monténégro déjà. Nous profitons de nos ultimes instants pour nous perdre une dernière fois dans les petites rues de Kotor au détour des cafés et des échoppes et pour acheter nos derniers souvenirs et finir de rédiger nos cartes postales.

Ruelles de Kotor - Monténégro

C’est également l’heure pour une dernière baignade avant de songer à rentrer faire la valise.