Heureux qui comme Ulysse à fait un beau voyage : 2 semaines dans les Cyclades

Cet été, nous avons enfin pu réaliser notre rêve d’aller découvrir les côtes grecques et plus particulièrement les cyclades ; ce chapelet d’îles qui s’égrène dans l’infini des teintes bleutées de la méditerranée. Ces dernières représentent autant de petits pays à échelle réduite avec leurs particularismes propres et leur personnalité bien marquée. N’ayant que 2 semaines devant nous, nous avons bien évidemment dû cibler notre visite, les quelques 250 îles étant hors de notre portée pour un si court séjour. Notre choix s’est porté sur des îles calmes, reculées, relativement peu connues et peu fréquentées des touristes avec une nature luxuriante et de jolis chemins de randonnées.20190919_115718 Dans un souci de praticité, il fallait qu’elles soient relativement proche les unes des autres et surtout plus ou moins reliées et desservies par bateau (notre unique moyen de transport pour nous rendre d’une île à l’autre). Sachez que toutes les îles ne sont pas reliées entre elles d’un point de vue du transport maritime, loin s’en faut, et que certaines n’accueillent qu’un bateau par semaine : un vrai casse-tête pour l’organisation ! Nous avons finalement opté pour 3 îles : Serifos la méconnue (à tort), Paros & sa jumelle anti-paros la cosmopolite et Hydra l’intemporelle. Nous en avons également profité pour découvrir la capitale, Athènes véritable musée antique à ciel ouvert. Voici le récit de notre doux et chaleureux séjour au sein du berceau de la civilisation occidentale.

Vendredi 06 Septembre : debout 6h c’est le début d’un véritable parcours du combattant pour rejoindre l’aéroport de Catane où je dois prendre l’avion en direction d’Athènes : 1 bateau, 2 bus, un train ainsi qu’un taxi ! Une fois à l’aéroport, j’embarque à bord d’un petit coucou d’une cinquantaine de places. A l’arrivée j’attends patiemment mon sac sur le tapis roulant. J’ai à peine le temps de le voir défilé qu’un jeune homme s’en empare et se dirige vers la sortie. Je lui cours après en m’époumonant pour lui indiquer qu’il fait erreur. Heureusement que j’avais collé une étiquette avec mon nom et adresse dessus pour prouver mes dires. Il m’explique alors qu’il a exactement le même modèle. Assez cocasse comme situation pour un avion de 50 places ! J’apprendrai par la suite que le sac de ce jeune homme ne fera jamais son apparition sur le tapis, sans doute victime d’un oubli à Catane. Une fois remise de mes émotions (imaginez commencer ses vacances sans habits ou affaires de toilettes !) je me renseigne sur les prix des taxis. Mon look de routarde solo avec mon gros sac sur le dos n’est pas en ma faveur et j’abandonne vite cette option devant les prix exorbitants qu’on me propose (65€ la course, plus cher qu’à Paris !)

Je tente l’option B : le métro/train. Une fois ce dernier localisé et le billet acheté (10€), je tente de comprendre le plan du métro qui n’est renseigné que partiellement en anglais et semble partir dans toutes les directions. Ce petit moment d’hésitation sur la direction me fera rater mon train et me vaudra une demi-heure d’attente sur les quais, chargée comme un mulet avec mon énorme sac; car oui il n’y a que 2 trains par heure à l’aéroport et tant pis pour les retardataires ! J’essaie de m’assurer auprès de mes voisins que j’emprunte bien la bonne direction, mais eux aussi semblent assez désorientés. Ils sont péruviens et nous commençons donc à bavarder en espagnol (dieu merci mon niveau n’est pas trop rouillé grâce à mes cours du soir). Une fois sortie du train, j’entame ce que je pense être les derniers instants de marche de cette longue journée pour rejoindre mon hôtel. C’était sans compter sur mon éternelle guigne. Honnêtement quel est le pourcentage de chances que :                                                                                                     – de 1: dans une capitale Européenne 2 rues à 6km de distance l’une de l’autre, disposent exactement du même nom

– de 2: qu’en rentrant l’adresse de l’hôtel sur mon GPS celui-ci m’amène dans la mauvaise rue parmi les deux existantes ?                                                                                                          Bingo, en plein dans le mile Emile ! Bref après avoir marché une bonne demi-heure avec mon gros sac dans les rues d’Athènes avec un soleil sur le point de se coucher (+1h de décalage horaire par rapport à Paris) je me retrouve de nuit à l’opposé d’où se trouve mon hôtel. J’essaie de m’éloigner des petites ruelles pour rejoindre un grand axe routier afin de récupérer un taxi : peine perdu les taxis ne daignent même pas s’arrêter. Légèrement démotivée et dégoulinante de sueur je tente d’interpeller un garde de sécurité qui veille sur un marché de nuit. Ce dernier très gentil me donne un numéro de téléphone que je compose. Au bout de la ligne mon interlocuteur s’évertue à me parler en grec et moi en anglais, aucun moyen de se comprendre d’ailleurs je serai incapable de lui donner ma position puisque je ne sais pas du tout où je me trouve. J’ai alors une idée : le personnel au sein des hôtels parle anglais et a l’habitude de commander des taxis pour ses clients. Il ne me reste plus qu’à trouver un hôtel et leur soumettre cette demande. En à peine 10 minutes l’affaire est bouclée et un taxi me dépose finalement devant mon hôtel. Je prends une douche bien méritée et dîne en attendant julien dont le vol atterri à 1h du matin.

Samedi 7 Septembre : nous profitons d’une grasse matinée bien méritée avec Julien et déjeunons tardivement avant de nous rendre sur le port du Pirée. Nous avons plus de 2 heures d’avance (on n’est jamais trop prudent) et tuons le temps en sirotant un jus de fruit dans un petit café attenant. Vers 15h30 nous embarquons enfin à bord de notre bateau en direction de l’île de Sérifos que nous rejoignons au bout de 2 heures. L’ile semble à première vue charmante avec son petit village de maisons blanches accrochées à flanc de falaise.

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Une fois nos sacs déposés au sein de notre logement, nous longeons le petit port sous la lumière déclinante du soleil et prenons un verre les pieds dans le sable, face à la mer dans le bar du bord de plage « Porto Vecchio » (personnel charmant, cadre ultra sympa et petites tapas offertes en accompagnement pour chaque bière commandée). OLYMPUS DIGITAL CAMERANous dinons ensuite un plat de poisson (poulpe grillé pour moi et friture de poissons pour Julien) au sein du restaurant Kyclades dont nous sommes quasiment les seuls clients. Alléchés par l’odeur de poissons qui émane de nos plats, nous ne tardons pas à être encerclés par plusieurs chats qui se feront un festin avec nos restes. Nous rentrons ensuite nous coucher.

Dimanche 8 Septembre : Nous réalisons quelques courses le matin et nous renseignons sur les horaires des bus locaux afin de mieux préparer le programme de ces 3 jours. Etant hors saison, ces derniers sont un peu moins nombreux. Nous rentrons nous préparer des sandwiches et enfiler nos maillots de bain avant d’embarquer en direction de la plage de Ganema à une vingtaine de minutes. (Compter 6€ A/R par personne). L’endroit est très beau : une petite crique aux eaux translucides entourée de quelques arbres pour bénéficier d’un peu d’ombre. Et le comble : nous sommes à peine une quinzaine sur toute la plage !

20190908_122138Un vrai bonheur de ne pas se marcher dessus et d’avoir le loisir de nous installer où bon nous semble ! Nous engloutissons nos casse-croutes à la hâte, nous badigeonnons de crème solaire et attendons d’avoir fini de digérer pour piquer une tête. La température de l’eau est parfaite et de petits poissons nous frôlent pendant notre baignade. Nous nous laissons ensuite sécher au soleil avant réitérer les pauses baignade. Une fois bien reposés, nous empruntons un sentier afin de rejoindre une plage voisine, celle de « Koutalas » et profitons d’un joli point de vue en hauteur. En chemin, nous nous arrêtons pour nous rafraichir dans l’adorable café-restaurant de Pezoulia qui domine la plage. Il est déjà temps de repartir sur Livadi. Le soir, nous dinons copieusement et pour moins de 10€/personne au restaurant Tootsie (petit kebab pita délicieux) situé à une cinquantaine de mètres de chez nous et nous effondrons dans notre lit à 10h30 du soir. L’air marin creuse et fatigue !

Lundi 09 Septembre : Au programme ce matin : l’ascension du village de Chora qui surplombe la ville de Livadi (celui à flanc de falaise que nous avions repéré le 1er jour). La montée est relativement simple et bien balisée (il suffit d’emprunter les marches blanches) et s’effectue en 1h / 1h15 si comme nous vous vous accordez quelques poses photos. 20190909_103839En haut la vue est imprenable ! On aperçoit la petite île de « Vous » (un énorme rocher non habité), celle de Sifnos sa voisine, et on devine même au loin les formes de Paros. 20190909_111241En redescendant du point culminant, nous tombons sur une adorable petite place centrale avec son café et ses quelques boutiques que nous visitons avec joie. Nous profitons de l’heure du déjeuner pour commander quelques mezze au café Stou Stratou (attention ne vous fiez pas au prix les parts sont très copieuses et un mezze par personne est largement suffisant). Mention spéciale pour le porc aux épices qui est absolument délicieux !

20190909_131942Bien repus nous empruntons le chemin en sens inverse, passons devant la charmante place des 3 moulins et regagnons le centre de Livadi (un conseil, mieux vaut réaliser l’ascension tôt le matin ou en début de soirée quand le soleil n’est pas trop piquant). 20190909_11330520190909_131744Nous empruntons ensuite un bus pour nous rendre de l’autre côté de l’île sur la plage de « Psili Amlos  » (comptez 4€ A/R par personne). Le cadre est absolument idyllique. La plage, qui fait partie du classement officiel des 10 plus belles plages des cyclades est nichée au creux d’une baie. Ses eaux quoique moins belles que celles de Ganema (car présentant çà et là quelques algues) sont bleues turquoises et agitées par quelques rouleaux. Enfin, il me semble que nous sommes encore moins nombreux qu’hier ce qui n’est pas pour nous déplaire.

20190909_150856Nous alternons plongeons à pieds joints dans les rouleaux (l’eau est divinement chaude) et pauses lectures jusqu’à la tombée du jour. Le seul petit bémol de cette plage est son exposition au vent. Si cela n’est pas gênant une fois dans l’eau la situation devient un peu plus problématique sur la plage : préparez-vous à avaler du sable ! Une fois de retour en ville nous retournons au Porto Vecchio (notre nouveau QG) déguster une bière avant de nous préparer une salade concombres – tomates – feta que nous savourons sur la terrasse de notre appartement avec une superbe vue sur la ville de Chora, qui s’illumine à la lueur du soir d’une guirlande de points lumineux.

Mardi 10 Septembre : Dernière journée à Serifos. Devant prendre le bateau pour nous rendre à Paros en fin d’après-midi, nous décidons de ne pas trop nous éloigner. La veille au soir nous avons bouclé nos sacs; il ne reste plus qu’à profiter! Pour cela, nous nous levons tôt et profitons d’une baignade à la fraiche sur la jolie plage quasiment déserte de Livadakia. 20190910_152229Vers 11h, nous rentrons prendre une douche avant de rendre les clés de l’appartement. Chargés avec nos gros sacs, nous déjeunons dans la petite pizzeria « Kyklades » en face de l’appartement (10€/personne) avant de retourner faire une sieste (et quelques plongeons pour Julien). Vers 16h, nous nous arrêtons boire un délicieux smoothie au fruit de la passion au sein du bar/restaurant de plage avant de nous diriger vers le port pour attendre notre bateau (celui-ci aura quasiment une heure de retard). 3 heures de traversée plus tard nous arrivons sur le port de Paros. Le temps de nous repérer et de retrouver notre hôtel, l’essentiel des restaurants ont achevé leur dernier service (relativement tôt en comparaison avec la France). Nous nous retrouvons donc à déguster un assez bon kebab en face de l’hôtel avant de rejoindre ce dernier pour y passer la nuit.

Mercredi 11 Septembre : Après avoir englouti le copieux petit déjeuner de l’hôtel, nous passons la matinée à arpenter les jolies ruelles blanches du vieux centre de Parikia. Parterres pavés, volets bleus et pans de bougainvilliers rose fuchsia; on se croirait dans un décor de carte postale !

20190911_114419Nous sommes cependant rapidement tirés de cette rêverie par le nombre impressionnant de francophones qui arpentent les rues. J’ai en effet rarement vu une telle concentration de francophones au mètre carré en dehors de la métropole. Pour info, les français représentent à peu près 60% des touristes sur l’île, si bien que de nombreux commerçants se sont mis à apprendre la langue pour mieux converser avec les voyageurs.

Dans l’une des nombreuses petites boutiques, je craque pour une robe de plage en blanche aux broderies rouges et bleues. Nous achevons cette flânerie par une visite de l’Eglise (Panagia Ekatontapyliani), l’une des plus anciennes de Grèce ! 20190911_120453Nous prenons ensuite un verre en terrasse sur le port et montons à bord du bus (3,60€ A/R par personne) direction Leftkes, l’ancien chef-lieu de l’île qui a désormais été détrôné par Parikia. La ville est très mignonne, avec ses petites rues vallonnées qui s’enchevêtrent et au sein desquels de nombreux félins se prélassent. 20190913_114538Nous nous perdons volontiers dans les ruelles et rejoignons l’Eglise principale qui offre un beau panorama sur la campagne environnante. Au pied du bâtiment se trouve une jolie place avec un adorable petit café où nous nous attablons et sirotons une limonade maison. Nous empruntons ensuite la route Bizantine pour rejoindre le petit village de Podromos. Il s’agit d’un sentier de randonnée bucolique et relativement accessible (sauf si comme moi, vous êtes en sandales) qui s’effectue en 1 heure de marche à travers la campagne et offre de jolis points de vue sur la région. Une fois à Podromos, nous visitons le village et nous arrêtons dans la charmante taverne Tsitsanis et sa terrasse extérieure pour commander un Tsatziki (le meilleur que j’ai jamais mangé) ainsi qu’une assiette de fromages locaux (entre 3 et 5 €/ plat). L’adorable serveuse nous offre une petite assiette de concombre à la crème. Là aussi de nombreux chats font la sieste au soleil. Nous reprenons ensuite le bus en direction de Parikia où nous dinerons des burgers et hotdogs maisons au sein du très réputé Nick’s burgers (8€/personne).

Jeudi 12 Septembre : Nous profitons de la piscine de l’hôtel le matin et prenons le bus en direction de Pounda (3.60€ A/R par personne) puis prenons le bateau en direction d’Antiparos (3.20€ A/R par personne). Une fois sur place, nous ratons le dernier bus de la journée pour nous rendre aux grottes, tant pis ! Nous visitons la ville près du port et partons à la conquête du château (dont seul un pan de pierres est aujourd’hui encore visible). Nous tentons alors de rejoindre une plage mais la force du vent et la violence des vagues nous dissuade de nous baigner. Et nous optons pour une petite crique à 1 km plus abritée du vent.

20190912_162353L’eau est chaude et une fois encore transparente, un vrai bonheur. Le seul problème de cette plage est sa faible profondeur de l’eau : il faut s’enfoncer vraiment loin pour avoir de l’eau au-dessus de la taille ! Ça ne m’a cependant pas empêché de tenter l’expérience. Après cette petite pause baignade, nous rejoignons l’hôtel Kouros village tenue par mon amie Illiada qui a fait le même master que moi en Suède. Sans vouloir faire de promotion pour son hôtel, il s’agit d’un très bel établissement avec une superbe piscine et terrasse avec vue sur la mer, idéalement situé à quelques minutes à pied du port. Et les commentaires en ligne à son égard sont plus qu’élogieux. Si vous souhaitez séjourner à Antiparos d’Avril à fin Septembre, vous y serez chaleureusement accueilli par Illiada et son équipe .

Lors de notre passage, cette dernière nous offre une petite collation sur sa terrasse pour nous faire patienter le temps qu’elle boucle ses dernières activités. Elle nous fait une petite visite guidée de la ville et de ses commerçants qu’elle connait tous (l’île est relativement petite) dont un superbe glacier (mention spéciale pour la glace caramel au beurre salé).

20190912_182952Nous retournons ensuite tous ensemble sur la première plage (celle aux vagues violentes) et admirons un magnifique coucher de soleil depuis la terrasse du bar du Sunset Deseo.

20190912_19300120190912_190057Une fois la nuit tombée, Iliada nous emmène dîner dans un superbe restaurant. Etant dépendants des horaires de bateau pour rentrer sur Paros nous ne pouvons malheureusement pas nous attarder plus longtemps et laissons Iliada et son magnifique île le cœur lourd.

 

Vendredi 13 Septembre : un vendredi 13 mémorable ! La journée commence tranquillement par une promenade sur les hauteurs de Paros et un peu de lèche vitrines dans les boutiques de la vieille ville. En début d’après-midi, nous prenons le bus en direction de Naoussa, charmante petite ville portuaire située au Nord de l’île. Nous participons à une partie de mini-golf puis allons arpenter quelques plages environnantes. Le vent est cependant un peu trop fort pour que nous puissions tenter une baignade.

20190913_155208Nous poursuivons notre promenade jusqu’au port où de petits bateaux de plaisance et de pêche sont amarrés à quai.

20190913_16062520190912_153823Nous déambulons à travers les petites ruelles de la ville et décidons de nous arrêter prendre un café sur une place au centre de laquelle trône un arbre centenaire entouré çà et là de quelques tables et chaises aux coussins colorés. Avant de passer commande je reçois un texto de la compagnie maritime m’informant qu’en raison des vents violents notre bateau prévu le lendemain à destination du port du Pirée est annulé. 20190913_163450Je ne réalise pas tout de suite l’urgence de la situation, pensant que l’annulation ne concerne que notre bateau et qu’il nous sera aisé d’embarquer à bord d’un autre. Julien insiste pour que nous rejoignions au plus vite un guichet de la compagnie maritime pour nous organiser. Nous tentons alors de localiser celui de Noussa, qui s’avère fermé en plein milieu de l’après-midi et décidons de rentrer sur Parikia. Arrivés au guichet de Parikia, une longue file d’attente s’est formée dans la rue. Il s’avère que notre bateau n’est pas le seul à faire l’objet d’une annulation, cette dernière concerne l’intégralité des bateaux prévus le lendemain au départ de Paros, mettant dans la panade de nombreuses personnes devant rentrer à Athènes pour récupérer leur vol de retour.

Nous attendons patiemment notre tour et vérifions avec l’hôtesse les différentes possibilités qui s’offrent à nous (il nous faut impérativement être à Athènes d’ici dimanche matin pour embarquer sur notre bateau en direction d’Hydra, la dernière île des cyclades de notre programme). La meilleure solution est de rentrer le soir même sur Athènes (et perdre ainsi 1 jour à Paros) à bord d’un bateau qui est prévu d’ici 2 heures. Après avoir littéralement fait les fonds de poche pour payer les tickets (il nous manquait même 1 euro qu’une charmante famille Italienne n’a pas hésité à nous donner devant nos mines déconfites) ; nous nous précipitons à l’hôtel pour faire nos valises en vitesse et réserver une chambre en last minute dans l’un des derniers hôtels disponible et retournons sur le port. Après une attente interminable dans une queue grossissant à vue d’œil (nous ne sommes pas les seuls à emprunter cet itinéraire de substitution) nous embarquons enfin dans une cohue indescriptible. C’est dans des conditions exécrables (malgré un prix de dernière minute élevé) que nous voyageons pendant 4 heures, assis sur des vulgaires chaises en plastiques même pas fixées au sol, sous un porche non protégé du vent ni de la pluie (merci blue star ferries, money first !). Le débarquement est tout aussi chaotique, les gens se poussant et se bousculant dans tous les sens. Il n’est pas loin de minuit lorsque nous foulons enfin le sol du port du Pirée. Nous prenons un taxi et passons la nuit dans un hôtel insalubre (lui aussi payé le prix fort) où la moquette est maculée de tâches, le papier peint part en lambeaux, les câbles électriques pendent du mur et où la clientèle est plus que suspecte. Ainsi s’achève une superbe journée de vendredi 13 !

Samedi 14 Septembre : après une nuit à dormir tout habillé en serrant dans nos bras nos bagages (par peur de nous les faire voler) nous quittons cet horrible hôtel pour nous diriger vers celui au sein duquel nous devons passer la nuit le soir même. En attendant de pouvoir faire le check-in nous y déposons nos sacs et nous arrêtons dans un café prendre un petit déjeuner. Nous enchainons ensuite sur un petit tour du quartier et déjeunons dans un restaurant de quartier. Une fois le check in terminé et après une bonne douche, nous passons l’après-midi au musée national archéologique d’Athènes (compter au moins 2 heures facile pour tout voir).

20190914_144319Le musée dispose d’une large collection de statues, gravures, bijoux et vases s’étalant sur diverses époques de la Grèce antique.

20190914_15402720190914_16013820190914_155116Nous rentrons ensuite à l’hôtel et dînons dans un très bon restaurant au sein d’un cadre atypique et chaleureux : un vieux piano en milieu de salle, des parapluies colorés au-dessus de nos têtes, une myriade de tableaux, un superbe décor ! 20190914_202946Le restaurant s’appelle « Rephene » et je le recommande aux personnes qui comme nous résident ou comptent résider une nuit au Pirée en transit en attendant leur prochain bateau vers les Cyclades.

 

Dimanche 15 Septembre : Nous rejoignons à pied de bon matin le port du Pirée où notre bateau nous attend. C’est parti pour une traversée de 2 heures à travers la mer de Myrto ! En arrivant sur l’île d’Hydra, nous sommes immédiatement charmés par sa beauté et sa plénitude. 20190915_150608Sur le port, nous rejoignons notre hôte qui nous conduit à notre logement (à une centaine de mètres du port). Nous déjeunons en terrasse dans l’excellent restaurant Paradosiako (leur risotto aux calamars et à l’encre de seiche est à tomber par terre) et partons à la découverte de l’île. Pour le petit aparté, Hydra est interdite aux véhicules motorisés ainsi qu’aux vélos. La seule manière d’y circuler reste donc à pied, ou à dos de mulet ce que nous avons immédiatement proscrit. Les maisons d’armateurs, accrochées aux falaises n’ont quasiment pas évolué depuis leur construction au 18-19ième siècle. 20190919_133210Voyager à Hydra c’est comme un aller simple vers le passé ! L’absence de véhicules y est un  gage de sérénité et de tranquillité incomparable. Après avoir parcouru le centre de la bourgade portuaire nous avons longé la côte pour rejoindre le minuscule port de Kamini où les peintures du bâtiment principal, s’écaillent avec l’air iodé tandis que des vieux pêcheurs enchaînent les parties de cartes, la cigarette au bec.

20190915_165633De là,  et après avoir caressé les nombreux chats rencontrés en chemin, nous faisons un halte dans un petit café-restaurant « pefkaki taverna » offrant une vue imprenable sur le port et discutons autour d’une orange pressée en attendant le coucher du soleil. 20190915_17391420190915_18354120190915_191436OLYMPUS DIGITAL CAMERANous rentrons avant que la nuit ne déploie grand son voile d’obscurité et dînons à l’appartement.

Lundi 16 Septembre : Nous paressons au lit le matin et déjeunons à l’appartement. Nous explorons ensuite l’autre côté du port. En longeant la côte, nous passons près de superbes baies et petites criques isolées.

20190916_135223Après une bonne quarantaine de minutes de marche, nous atteignons la plage de Mandraki, nous installons à bord des transats du resort (10€ la location à la journée) et nous prélassons au soleil (mais couverts de crème solaire).

20190916_135605L’eau est à la température idéale, celle qui vous fait rentrer dedans sans le moindre frisson. Grâce au masque et au tuba que nous avions acheté quelques jours plus tôt à Paros, nous pouvons observer la multitude de poissons qui sillonnent les eaux : il y en a de toutes les tailles et couleurs, ainsi que de nombreux oursins et même quelques raies et ce à quelques mètres de la plage seulement ! Nous passons ainsi la journée en alternant baignades, exploration de la faune et flore locale des fonds marins, sieste, balançoire et lecture sur le transat. Une vraie journée de repos comme on les aime ! 20190916_173944En fin de journée, nous nous offrons même le luxe de commander un cocktail dont nous nous délectons assis face à la mer, devant les derniers rayons rougeoyant du soleil. Avant qu’il ne fasse nuit noire, nous rentrons en direction du centre et dégustons de succulentes soulvaki (brochettes de viandes) dans la terrasse à l’étage d’une petite taverne sans prétention mais au très bon rapport qualité prix : la «  Taverna Gitoniko ».20190916_210709

Mardi 17 Septembre : Nous passons la matinée à flâner dans les petites ruelles du centre, entrant ça et là dans les petites boutiques, achetant et rédigeant nos cartes postales en contemplant le chaleureux petit port d’Hydra.

20190919_11085320190915_150436Après un rapide déjeuner à l’appartement, nous embarquons à bord d’un bateau-taxi, seul moyen de locomotion pour rejoindre la très reculée et immaculée plage de Bitsi. Cette dernière, très prisée de touristes comme des locaux, se compose d’une petite crique juchée derrière une forêt de pins parasols ; offrant ainsi un superbe camaïeu de bleu et de vert.

20190917_16454720190917_164306Nous ressortons le masque et le tuba et partons à la découverte du récif avoisinant. Une fois de plus, nous pouvons observer une multitude de poissons et crustacés dans leur habitat naturel. Après ces quelques plongeons suivis de moments dédiés à la sieste ou à la lecture, nous reprenons le bateau pour rejoindre le centre de l’île. 20190917_164608_001Nous nous attablons à une terrasse pour assister à un nouveau coucher de soleil majestueux.  Nous rentrons ensuite à l’appartement nous préparer pour notre soirée que nous avons décidé de passer au sein du superbe restaurant « Veranda Terrace ». Ce dernier se situant sur les hauteurs du centre d’Hydra, offre un magnifique panorama sur les clochers et toits rouge de l’île avec le port en arrière-plan. 20190917_20370520190917_222601Il est un peu plus cher que les restaurants précédents (30€ plat + vin) mais nous avons l’habitude de nous faire un bon restaurant à chaque séjour et je peux vous dire que rien que pour la vue cela vaut le coup ! En plus la nourriture, de type italien est excellente alors si vous avez l’occasion : foncez !  La lune est pleine ce soir-là, ce qui intensifie le spectacle de ce diner romantique aux chandelles.

Mercredi 18 Septembre : Aujourd’hui nous délaissons Hydra le temps d’une journée pour découvrir sa voisine « Spetses » surnommé l’île aux Jasmins. Tout comme Hydra, elle fait partie intégrante de l’archipel des iles dîtes « saroniques » et offre également des très beaux paysages. Les voitures y sont également proscrites mais pas les motos qui déambulent dans tous les sens en pétaradant pour notre plus grand désarroi ! C’est qu’on s’était habitué à la quiétude et au calme d’Hydra ! Nous arpentons les petites ruelles du centre-ville (mignonnes mais bien moins charmantes que celles d’Hydra) et déjeunons en vitesse un pita gyros au sein de la minuscule échoppe de « Souvlucky ». 20190918_13094020190918_131343Nous longeons ensuite la côte en direction du phare de Kouzounos à quelques kilomètres de là. 20190918_13472320190918_13335820190918_131949La promenade est agréable et la mer qui nous entoure est translucide avec de superbes reflets irisant aux teintes bleu turquoise.

20190918_131151Peu après avoir dépassé le phare en contournant la pointe, nous trouvons une petite crique qui ne semble être connue que par les locaux et décidons de nous y arrêter. Nous pousserons également jusqu’à la plage au nom racoleur et faussement justifié de « paradise beach » qui est en fait une vulgaire plage privée (donc payante), bondée et sans grand intérêt. A sa découverte, nous nous empressons de revenir sur nos pas pour profiter de notre petite crique, véritable coin de paradis.

20190918_13425820190918_141241Après cette journée une fois de plus très productive, nous rentrons sur Hydra en bateau et dînons à l’appartement.

Jeudi 19 Septembre : C’est déjà l’heure de nos derniers instants à Hydra. Nous bouclons nos sacs que notre hôte se propose gentiment de garder dans l’arrière-salle de sa boutique et partons profiter une dernière fois de ce petit joyau des cyclades. Nous retournons du côté de Kamini et empruntant  cette fois-ci les chemins plus en hauteurs histoire d’admirer les beaux points de vue ainsi que quelques architectures d’époque comme les restes d’un vieux moulin.

20190919_11411720190915_16390220190915_151635Nous mangeons un sandwiche sur les marches d’un escalier donnant sur la mer et reprenons la route en direction de Vlychos Plakes, une toute petite bourgade avec sa superbe plage attenante nichée entre des rochers.

OLYMPUS DIGITAL CAMERALe décor est une fois de plus idyllique : l’eau est couleur aigue-marine, le ciel limpide, le sable chaud sans être brulant et la plage n’est que modérément peuplée. Nous savourons pleinement nos derniers plongeons bien qu’ils soient légèrement  teintés d’une touche de tristesse et d’un soupçon de mélancolie à l’approche du départ. C’est la tête remplie de superbes souvenirs et magnifiques paysages mais le cœur lourd que nous rebroussons chemin en fin d’après-midi pour retourner au port où notre bateau nous attend. 20190915_150122Nous nous consolons en pensant aux nouvelles aventures à venir durant notre court séjour sur la capitale. Après plusieurs heures de navigation, nous atteignons enfin Athènes. Nous prenons un taxi, dont le chauffeur s’avère être le même que celui que nous avons eu 5 jours plus tôt lorsque nous avons dû quitter précipitamment Paros, une sacrée coïncidence !  Arrivés à l’hôtel, nous nous empressons de monter rooftop bar situé au dernier étage de l’hôtel pour admirer la ville dont les contours vallonnés se dessinent dans la nuit et contrastent avec les  plus beaux monuments (Parthénon, Acropole, Temples) savamment mis en valeur via des spots lumineux.

Vendredi 20 Septembre : Etant déjà nostalgiques de la vie dans les Cyclades, nous décidons de délaisser un peu la capitale et de partir à la découverte d’Egine également surnommée l’île aux pistaches et qui se situe à une heure au sud-ouest d’Athènes. A peine débarqués, nous montons à bord d’un bus (2€/personne) pour nous rendre sur le sommet du site sacré dédié au temple d’Aphaïa.

20190920_113714Il constitue l’une des 3 édifices emblématiques du triangle sacré des temples de l’attique  avec le Parthénon (à Athènes) et le Sounion. Pour la modique somme de 3/4€ nous avons visité ce monument datant d’environ 480 avant JC, relativement bien conservé et qui surplombe l’île ; superbement juché en haut de la colline.

20190920_113345OLYMPUS DIGITAL CAMERA20190920_114143 - CopieAprès ces instants de contemplation hors du temps, nous sommes redescendus à pied jusqu’à la ville côtière d’Agia Marina, une zone balnéaire, véritable petit havre de paix où se réunissent vacanciers et locaux pour pratiquer diverses activités nautiques. Nous profitons de cette petite halte pour engloutir une salade grecque (très copieuse !) tout en respirant à plein poumons les embruns salés du golfe saronique.

20190920_124746Nous reprenons ensuite un bus pour retourner dans la ville principale d’Egine et nous rendons à pieds sur le site antique du sanctuaire d’Apollon qui abrite également le musée archéologique de la ville. Bon, musée est un bien grand mot ici puisqu’il s’agit littéralement de 2 petites salles regroupant quelques vestiges helléniques. 20190920_153445Du sanctuaire d’Apollon il ne reste qu’une colonne qui se maintient fermement debout, indifférente au temps qui passe et aux années qui défilent devant elle. 20190920_155546Le temps de notre visite, le ciel s’est assombri et les nuages nous menacent de toute leur grisaille. L’averse est proche mais le rendu des clichés que nous réalisons n’en n’est que plus solennel. Aussi, nous prenons le risque de nous attarder un peu plus sur le site. 20190920_15544620190920_154735Lorsqu’enfin nous partons, la pluie commence à s’abattre et nous nous réfugions à la terrasse d’un café pour découvrir la spécialité locale qui fait la fierté de tous les Eginiens : la pistache ! Nous optons pour une belle coupelle de glace, un vrai régal ! L’ondée laisse enfin sa place à un soleil qui revient timidement nous saluer et nous permet de remettre le nez dehors. Nous passons ainsi nos derniers instants sur l’île à parcourir les petites boutiques du centre-ville et à acheter nos derniers souvenirs (crèmes de pistache).

Samedi 21 Septembre : dernière journée de notre séjour. Il est venu le temps de troquer notre vie d’insulaire pour retrouver nos vieux habits de citadins. La ré-acclimatation n’est pas évidente mais s’initie avec la visite des richesses culturelles et patrimoniales de la capitale : le Parthénon ! Le site est gigantesque et comme nous l’avions malheureusement pressenti bondé de touristes. Ce petit effet Disneyland  gâche un peu notre visite, le fait que nous soyons un samedi n’arrangeant en rien les choses. Je ne m’attarderai pas trop sur ce site historique qui est somme toute très impressionnant et absolument splendide même s’il est difficile de s’y déplacer sciemment sans devenir agoraphobe. 20190921_12235920190921_125555Après nous être imprégnés et abreuvés des merveilles d’architecture grecques nous profitons d’une petite marche à l’ombre d’une allée de palmiers le long d’un parc et rentrons à l’hôtel un peu avant la tombée de la nuit pour faire quelques longueurs dans l’eau glacée de la piscine de l’hôtel.

Un commentaire sur « Heureux qui comme Ulysse à fait un beau voyage : 2 semaines dans les Cyclades »

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